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Déficit d’espaces de stockage: Les maraîchers face aux difficultés d’écoulement de leurs produits

Pas de chambres froides encore moins des espaces pour conserver les produits de la récolte. Pour l’Agence de régulation des marchés (ARM), l’offre est supérieure à la demande, les producteurs, eux, sont sur le qui-vive.


Rédigé par leral.net le Samedi 20 Mars 2021 à 09:10 | | 0 commentaire(s)|

Déficit d’espaces de stockage: Les maraîchers face aux difficultés d’écoulement de leurs produits
Dans la zone des Niayes, la production de la pomme de terre bat son plein. En effet, dans un contexte où l’on se projette pour les besoins du Ramadan, les productions souffrent du fait d’un manque de chambres froides et de lieux de conservation de la production.

Pas question de dire que « le Sénégal est en manque de production de pommes de terre, de patates douce encore moins d’oignons ou de carottes ».

Cette année, notre pays a connu une production record dans la zone des Niayes. La problématique réside dans l’écoulement de toute cette production.

Selon les acteurs, cette année, « l’offre est supérieure à la demande sachant qu’il n’existe de pas de chambre froide ou de magasins de stockage ».

Pour Mamadou Ndiaye, coordonnateur de l’Association des Unions des maraichers de la zone des Niayes, le problème qui se pose, est qu’ « il y a une production massive de la pomme de terre. Ce qui fait que les marchés sont inondés et cela aussi peut faire craindre aux producteurs un baisse des prix. La demande est supérieure à l’offre certes mais les prix fléchissent vers le bas avec l’absence d’inadéquation entre la production et la consommation ».

Pour Mamadou Ndiaye, il faut penser à mettre le surplus de production quelque part et la conserver. « Les infrastructures de stockage dans la zone des Niayes manquent beaucoup. Il faut donc venir en aide aux producteurs qui constituent ce secteur vert », dit-il. Avec sa contribution à la balance commerciale, ce secteur primaire aussi interpelle plus d’un. Pour Amadou Abdoul Sy, le Directeur de l’Agence de régulation des marchés (ARM), qui réagissait sur la question, on s’attend à peu près à une production de 150 mille tonnes de pomme de terre entre le 15 janvier et fin mars 2021.

« En deux mois, on s’est retrouvé à 150 mille tonnes pour un pays qui ne peut en consommer que 7500 tonnes par mois. Il faut aussi reconnaître qu’elle (Ndlr : la consommation) a diminué à cause de la Covid-19 », argue Amadou Abdoul Sy.

Avec une surproduction conjoncturelle, il explique que « toutes les mesures sont prises pour que la commercialisation se fasse dans les règles de l’art et avec les moyens disponibles. Il faut dire aussi que la capacité de stockage du Sénégal, c’est vers 56 mille tonnes ».

Par ailleurs, la production du secteur horticole croît d’année en année. C'est un secteur dynamique de notre économie, en particulier de l’agriculture.





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