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Dette publique: Thierno Alassane Sall interpelle l’Assemblée nationale sur les zones d’ombre et appelle à un sursaut de transparence

À la suite des révélations du Financial Times sur des emprunts jugés opaques, Thierno Alassane Sall met en garde contre un vote précipité d’une résolution de soutien au gouvernement et appelle les députés à assumer pleinement leur rôle de contrôle.


Rédigé par leral.net le Mardi 24 Mars 2026 à 19:21 | | 1 commentaire(s)|

La publication du Financial Times, évoquant des emprunts contractés dans la discrétion, a ravivé le débat sur la transparence budgétaire au Sénégal. Ces informations surviennent dans un contexte sensible, à la veille d’une réunion de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale avec le ministre en charge du Budget, suscitant interrogations et inquiétudes au sein de la classe politique.

Dans une tribune au ton ferme, Thierno Alassane Sall, député et leader de République des Valeurs, dénonce un calendrier qu’il juge problématique. Selon lui, les parlementaires seraient appelés à adopter une résolution de soutien à l’Exécutif dans le but d’éviter une éventuelle restructuration de la dette, sans disposer au préalable de toutes les informations nécessaires sur la situation réelle des finances publiques.

L’ancien ministre de l’Énergie estime qu’un tel vote, dans ces conditions, reviendrait à accorder un « blanc-seing » au gouvernement. Il insiste sur la responsabilité des députés, qui doivent, selon lui, exiger des éclaircissements précis sur les conditions, les montants et les mécanismes de ces emprunts. À défaut, l’Assemblée nationale manquerait à sa mission fondamentale de contrôle de l’action gouvernementale.

Au-delà de la question de la transparence, Thierno Alassane Sall alerte sur les implications économiques des choix en cours. Il redoute que, sous couvert d’éviter une restructuration de la dette, l’État ne recoure à des instruments financiers complexes ou peu lisibles, dont les coûts réels pourraient peser lourdement à moyen terme sur les finances publiques.

Cette prise de position remet au centre du débat la nécessité d’un contrôle parlementaire rigoureux, dans un contexte où les enjeux liés à la dette deviennent de plus en plus critiques. Elle pose également la question de la gouvernance économique et de la confiance entre les institutions et les citoyens.