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Dette publique : le Sénégal a déjà mobilisé plus de 2 000 milliards F CFA en 2026

Le Sénégal poursuit ses opérations de financement sur le Marché des Titres publics. Depuis le début de l’année 2026, le Trésor a déjà mobilisé 2 075 milliards de francs CFA, dans un contexte marqué à la fois par une forte demande des investisseurs et des coûts d’emprunt élevés.


Rédigé par leral.net le Mardi 1 Septembre 2026 à 10:48 | | 0 commentaire(s)|

Le Sénégal a déjà levé 2 075 milliards de francs CFA sur le Marché des Titres publics depuis le début de l’année 2026, selon des chiffres rapportés par Le Soleil.

La dernière opération, réalisée le 28 août, a permis au Trésor de mobiliser 77 milliards de francs CFA, alors que l’objectif initial fixé pour cette émission était de 70 milliards.

Une forte demande des investisseurs

Malgré les tensions qui entourent les finances publiques, les investisseurs continuent de répondre favorablement aux sollicitations de l’État sénégalais.

Lors de cette dernière opération, les offres reçues ont atteint 113,819 milliards de francs CFA, soit plus de 1,6 fois le montant recherché.

Cette forte demande traduit l’intérêt des investisseurs pour les titres émis par le Sénégal. Elle s’accompagne cependant d’un coût financier important pour l’État.

Des taux de rendement élevés

Pour attirer les investisseurs, le Sénégal doit en effet proposer des conditions de rémunération relativement élevées.

Les taux de rendement moyens observés sur les différentes maturités se situent entre 7,77 % et 8,24 %, selon les caractéristiques des titres concernés.

Ce niveau de rendement constitue l’un des principaux enjeux des opérations de financement de l’État, puisqu’il influe directement sur le coût du service de la dette.

2 500 milliards visés sur l’année

Avec les 2 075 milliards déjà mobilisés, le Sénégal se rapproche de son objectif annuel fixé à 2 500 milliards de francs CFA.

D’après les chiffres rapportés par Le Soleil, quelque 487 milliards de francs CFA doivent encore être mobilisés au cours du troisième trimestre pour poursuivre le programme de financement prévu.

Le paradoxe demeure donc entier : alors que l’État évolue dans un environnement financier contraint, les investisseurs continuent de manifester une forte demande pour ses titres, au prix toutefois de taux de rémunération élevés.