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El Niño : le Mozambique parmi les trois pays les plus surveillés en Afrique australe

L'Organisation météorologique mondiale annonce un phénomène de très forte intensité qui pourrait durer jusqu'en février 2027

Rédigé par leral.net le Samedi 5 Septembre 2026 à 07:12 | | 0 commentaire(s)|

Dans son dernier bulletin publié jeudi 3 septembre 2026, l'Organisation météorologique mondiale a averti qu'El Niño s'annonce de très forte intensité cette année, avec une probabilité proche de 100 % de persister jusqu'en février 2027. Les Nations unies ont placé le Mozambique parmi les trois pays d'Afrique australe les plus exposés aux conséquences de ce phénomène.


L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié, jeudi 3 septembre 2026, un bulletin alarmant sur l'évolution du phénomène climatique El Niño. Selon l'organisation onusienne, cet épisode devrait être de très forte intensité cette année, avec une probabilité exceptionnellement élevée, proche de 100 %, de se maintenir jusqu'en février 2027.
Ce phénomène, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface de l'océan Pacifique équatorial, a des répercussions sur les régimes de pluie et de température à l'échelle mondiale. L'Afrique australe figure parmi les zones les plus sensibles à ces perturbations, avec des risques accrus de sécheresses, d'inondations ou de cyclones selon les régions concernées.
Le Mozambique sous surveillance renforcée Dans ce même bulletin, les Nations unies ont classé le Mozambique parmi les trois pays les plus préoccupants de la région pour cette période. Ce classement traduit l'inquiétude des organisations internationales quant à la capacité du pays à faire face aux conséquences potentielles d'un épisode El Niño d'une telle ampleur.
Le Mozambique a déjà connu par le passé des épisodes climatiques extrêmes, notamment des cyclones dévastateurs qui ont fragilisé ses infrastructures et ses capacités agricoles. L'annonce de l'OMM relance donc les craintes d'une nouvelle période de vulnérabilité accrue pour les populations locales.
Des conséquences attendues sur plusieurs mois La persistance annoncée du phénomène jusqu'en février 2027 laisse entrevoir une période prolongée d'instabilité climatique pour l'ensemble de l'Afrique australe. Les experts météorologiques s'attendent à des phénomènes météo extrêmes, sans que le bulletin cité par RFI Afrique ne précise encore la nature exacte de ces événements pour chaque pays de la région.
Cette situation intervient alors que plusieurs pays d'Afrique australe font régulièrement face à des défis liés à la gestion de l'eau, à la sécurité alimentaire et à la résilience de leurs infrastructures face aux aléas climatiques. Le classement du Mozambique parmi les pays les plus préoccupants pourrait ainsi orienter les priorités des organisations humanitaires et des bailleurs internationaux dans les mois à venir.
Une vigilance internationale accrue L'OMM et les Nations unies devraient continuer à suivre l'évolution de ce phénomène climatique dans les prochains mois, afin d'ajuster leurs prévisions et recommandations. Le bulletin publié début septembre 2026 constitue une première alerte formelle qui pourrait être complétée par d'autres analyses au fil de l'évolution de la situation météorologique dans la région.
Pour l'heure, aucune mesure spécifique n'a été annoncée par les autorités mozambicaines en réaction à ce classement, selon les informations disponibles à ce stade.