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FAO : Bintia Stephen Tchicaya alerte sur les difficultés d’accès des agricultrices à la terre au Sénégal

À l'issue d'une mission dans plusieurs régions du Sénégal à l'occasion du lancement de l'Année internationale des agricultrices 2026, la Coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l'Afrique de l'Ouest et Représentante par intérim au Sénégal, Bintia Stephen Tchicaya, dresse un constat encourageant sur les progrès réalisés par les femmes rurales. Elle souligne toutefois que l'accès au foncier demeure le principal obstacle à leur autonomisation économique.


Rédigé par leral.net le Mercredi 22 Juillet 2026 à 13:56 | | 0 commentaire(s)|

L’accès à la terre, principal frein au développement des agricultrices

En tournée dans les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine et Thiès, Bintia Stephen Tchicaya a salué les avancées enregistrées grâce aux programmes d'accompagnement de la FAO et de ses partenaires. Selon elle, les femmes rurales jouent désormais un rôle central dans la transformation des systèmes agroalimentaires au Sénégal.

« Le plus grand défi des agricultrices reste l'accès à la terre », affirme la responsable de la FAO. Dans plusieurs localités visitées, les femmes ont plaidé pour l'extension des périmètres agricoles ou l'attribution de nouvelles terres afin de développer leurs activités.

Financement et équipements, des défis persistants

Au-delà du foncier, les productrices ont également évoqué les difficultés d'accès au financement ainsi que le manque d'équipements modernes.

Face à ces préoccupations, la FAO encourage les organisations de femmes à renforcer leur structuration et à élaborer des projets solides afin de faciliter la mobilisation de nouveaux financements.

Étendre les bonnes pratiques à travers le Sénégal

La Coordonnatrice sous-régionale de la FAO a annoncé la volonté de l'organisation d'étendre ces initiatives à d'autres régions du pays.

Elle met en avant les nombreux succès observés sur le terrain, avec des femmes devenues pépiniéristes, productrices de semences ou encore vendeuses de plants, générant désormais des revenus stables grâce à l'agriculture climato-intelligente.

Ces actions seront renforcées dans le cadre de la Grande Muraille Verte avec l'appui du Fonds vert pour le climat, notamment à travers des projets d'agroforesterie et de valorisation des produits forestiers non ligneux.

Une stratégie alignée sur la Vision Sénégal 2050

Pour Bintia Stephen Tchicaya, l'ensemble des interventions de la FAO s'inscrit dans la Vision Sénégal 2050, qui fait de la souveraineté alimentaire une priorité nationale.

L'organisation entend poursuivre son accompagnement des femmes et des jeunes afin d'accroître la production agricole locale, renforcer la résilience des communautés et favoriser la création d'emplois verts.

Des résultats déjà visibles sur le terrain

Selon la responsable de la FAO, les effets des programmes commencent déjà à se faire sentir. Certaines agricultrices parviennent aujourd'hui à produire presque toute l'année, améliorant significativement leurs revenus grâce à la vente de leurs récoltes.

Elle estime que l'autonomisation économique des femmes constitue un puissant levier de développement pour les familles et les communautés rurales.

Faire évoluer les mentalités

Reconnaissant que l'accès des femmes au foncier reste un enjeu culturel, Bintia Stephen Tchicaya se veut optimiste. Elle observe que plusieurs communautés commencent à attribuer davantage de terres aux femmes après avoir constaté leur contribution au développement économique local.

Enfin, elle a lancé un appel aux médias afin qu'ils continuent à valoriser le travail des femmes rurales, qu'elle considère comme des actrices incontournables de la sécurité alimentaire et du développement durable au Sénégal.