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Fonds politiques : Guy Marius Sagna dénonce des renoncements au sein de PASTEF

Le député Guy Marius Sagna relance le débat sur l'encadrement des fonds politiques. Dans une déclaration publiée ce samedi, il affirme que certains responsables de PASTEF s'éloignent des engagements de rupture et de gouvernance vertueuse défendus par le parti, tout en saluant les efforts d'Ousmane Sonko pour faire aboutir une réforme.


Rédigé par leral.net le Samedi 30 Mai 2026 à 21:51 | | 0 commentaire(s)|

Le député Guy Marius Sagna est revenu à la charge sur la question sensible des fonds politiques. Dans un texte rendu public, le parlementaire a rappelé avoir soumis, dès septembre 2025, une proposition de loi visant à créer une Commission de vérification des crédits fonds politiques chargée de contrôler l'utilisation de ces ressources publiques.

Selon lui, cette proposition avait été transmise au président du groupe parlementaire PASTEF ainsi qu'à Ousmane Sonko. Ce dernier lui aurait alors demandé de privilégier un portage gouvernemental plutôt qu'une initiative parlementaire, dans l'espoir d'aboutir à une réforme consensuelle.

Guy Marius Sagna affirme qu'entre septembre 2025 et mai 2026, Ousmane Sonko a travaillé à l'amélioration du texte et tenté de convaincre les plus hautes autorités de respecter les engagements électoraux du parti en matière de transparence et de gestion des deniers publics.

Le député regrette toutefois que la question des fonds politiques ne connaisse pas la rupture attendue. Il estime que la position actuelle du chef de l'État s'inscrit dans une logique de continuité, contrairement aux promesses portées durant les campagnes électorales.

Dans sa déclaration, l'élu de PASTEF soutient que l'objectif de sa proposition était de garantir un contrôle rigoureux de l'utilisation des fonds politiques à travers une commission indépendante investie d'une mission de vérification.

Guy Marius Sagna tire finalement deux conclusions majeures. D'une part, il affirme que les engagements de PASTEF demeurent intacts, mais que certains membres du parti chercheraient à s'en éloigner. D'autre part, il salue la patience d'Ousmane Sonko, qu'il présente comme un acteur engagé en faveur d'une réforme de ces fonds.

Le député conclut en opposant deux visions : celle qu'il qualifie de continuité néocoloniale et celle d'une rupture souverainiste fondée sur le respect des engagements pris devant le peuple sénégalais.