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Maurice Soudieck Dione : « Les prochaines élections seront celles de la clarification politique »

Face aux tensions grandissantes entre le président Bassirou Diomaye Faye et la majorité parlementaire conduite par Ousmane Sonko, le politologue Maurice Soudieck Dione estime que les prochaines échéances électorales pourraient redéfinir les rapports de force au sommet de l'État.


Rédigé par leral.net le Dimanche 19 Juillet 2026 à 22:43 | | 0 commentaire(s)|

Les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et la majorité parlementaire dirigée par Ousmane Sonko continuent d'alimenter le débat politique. Pour le professeur agrégé de science politique Maurice Soudieck Dione, cette situation pourrait faire des prochaines élections un moment décisif pour clarifier les rapports de force institutionnels.

Intervenant sur les ondes de la RTS, l'enseignant-chercheur estime qu'il existe aujourd'hui « une fissure entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire », une situation qui, selon lui, fragilise le fonctionnement de l'exécutif.

« Si le président de la République ne peut plus s'adosser à la majorité qui est en place, il ne peut pas gouverner. Quelque part, ce conflit entre l'exécutif et le législatif doit être tranché par le corps électoral », a-t-il déclaré.

Des réserves sur un couplage des scrutins

Alors que l'idée d'organiser simultanément des élections législatives anticipées et des élections territoriales est évoquée dans le débat public, Maurice Soudieck Dione se montre prudent.

Selon lui, les élections locales répondent à des enjeux spécifiques qui diffèrent des scrutins nationaux. Un couplage risquerait de compliquer la lecture politique des résultats tout en posant d'importants défis organisationnels et financiers.

Le risque d'une crise institutionnelle

Le politologue rappelle également que la Constitution encadre strictement une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale. D'après lui, le président de la République ne pourrait exercer cette prérogative qu'à partir du 3 décembre, une fois les deux années de la législature écoulées.

Au-delà de cette échéance, Maurice Soudieck Dione met en garde contre les conséquences d'un affrontement durable entre l'exécutif et le législatif.

Il estime que les désaccords autour de certains projets de loi, combinés aux menaces de motions de censure évoquées dans le débat politique, pourraient accentuer les tensions entre les institutions et déboucher sur une crise institutionnelle si aucun compromis n'est trouvé.

Ces analyses reflètent les opinions exprimées par Maurice Soudieck Dione et n'engagent que leur auteur.