Leral.net - S'informer en temps réel

France : Juan Branco s’en prend vivement à la justice et dénonce la nomination de Rachida Dati

Rédigé par leral.net le Samedi 5 Septembre 2026 à 00:17 | | 0 commentaire(s)|

Dans une longue publication, l’avocat Juan Branco critique avec virulence le fonctionnement de la justice française et la nomination de Rachida Dati au ministère de la Justice. Il accuse notamment le pouvoir exécutif d’avoir favorisé une forme de dépendance du parquet et dénonce ce qu’il présente comme une dégradation de l’institution judiciaire.


L’avocat Juan Branco a livré une charge particulièrement sévère contre l’institution judiciaire française. Dans une publication largement développée, il revient sur la nomination de Rachida Dati au ministère de la Justice et y voit le symbole, selon lui, d’une justice fragilisée par ses rapports avec le pouvoir politique.

Juan Branco affirme que les magistrats du parquet sont désormais contraints de travailler aux côtés de Rachida Dati alors que celle-ci doit prochainement comparaître dans une procédure pour corruption. Pour l’avocat, cette situation constitue une illustration du rapport de force qu’il estime s’être installé entre le pouvoir exécutif et l’autorité judiciaire.

Une critique frontale du pouvoir exécutif

Dans son texte, Juan Branco accuse Emmanuel Macron d’avoir, au fil de ses mandats, utilisé les nominations et promotions comme des instruments d’influence sur le parquet.

Il évoque notamment des nominations de procureurs qu’il considère comme favorables au pouvoir en place, ainsi que des pratiques de remontées d’informations et de circulation de consignes concernant certaines affaires sensibles.

Ces accusations, formulées par l’avocat dans sa publication, s'inscrivent dans une critique plus large de ce qu'il décrit comme une politisation progressive du fonctionnement judiciaire.

Juan Branco dénonce également ce qu’il considère comme une perte d’indépendance et d’autorité de certains magistrats, allant jusqu’à parler d’une institution ayant, selon lui, accepté de se soumettre aux intérêts du pouvoir.

Les affaires judiciaires au cœur de sa charge

Pour étayer son argumentaire, l’avocat fait référence à plusieurs affaires qu’il présente comme révélatrices des dysfonctionnements de la justice française.

Il cite notamment le cas d’un parquetier de Bobigny, auquel il reproche d’avoir entretenu des relations avec des personnes qu’il était chargé de poursuivre, ainsi que la gestion disciplinaire qui aurait suivi. Il évoque également le dossier Lyhanna et critique la décision concernant une magistrate ayant supervisé la procédure.

Ces éléments sont présentés par Juan Branco comme des exemples d’une justice qui, selon lui, appliquerait des traitements différents selon les personnes concernées.

« Jamais l’institution judiciaire française n’a été aussi détestée », affirme-t-il

Dans un passage particulièrement virulent, Juan Branco estime que la justice française traverse une crise profonde de légitimité.

Il considère que plusieurs décisions prises ces dernières années ont contribué à éloigner une partie de la population de l’institution judiciaire. Il évoque notamment les mobilisations de citoyens devant la place Vendôme et oppose le traitement réservé, selon lui, à certains agriculteurs à celui de personnes soupçonnées d'infractions sexuelles graves.

À travers ces exemples, l’avocat entend dénoncer ce qu’il perçoit comme une justice devenue incapable de répondre aux attentes de la société.

Un hommage aux magistrats qui résistent

Malgré sa charge contre l’institution, Juan Branco distingue les magistrats qui auraient, selon lui, refusé de céder aux pressions.

Il rend hommage à ceux qui, au cours de leur carrière, auraient privilégié leurs convictions et leur indépendance au détriment des promotions ou des avantages professionnels.

Pour l’avocat, ces magistrats constituent une forme de résistance au système qu’il dénonce. Il les appelle à continuer de défendre leur conception de la justice malgré les pressions, les menaces ou les difficultés professionnelles.

« Nous résisterons », conclut Juan Branco

La publication s'achève sur un appel à la mobilisation. Juan Branco décrit la situation politique française comme une phase de « décomposition » du régime et appelle ceux qui partagent son analyse à « demeurer » du côté de ceux qui refusent, selon lui, les compromissions.

Son message prend ainsi la forme d’un réquisitoire politique autant que judiciaire, mêlant critiques institutionnelles, références à plusieurs affaires et appel à la résistance.

Les accusations et appréciations formulées dans cette publication relèvent toutefois de la position de Juan Branco et doivent être distinguées des faits judiciairement établis.