leral.net | S'informer en temps réel
Mardi 21 Août 2018

Groupe Futurs Médias - Démission de Mamoudou Ibra Kane et d’Alassane Samba Diop : L’homme d’affaires, Abdoulaye Sylla d’Ecotra, accusé d’en être l’instigateur




Les secrets de la démission de Mamadou Ibra Kane et d’Alassane Samba Diop, respectivement, Directeur général du Groupe Futurs Médias et directeur de la radio, se révèlent au grand public. Une source de Leral persiste et signe que c’est l’homme d’affaires et boss d’Ecotra, Abdoulaye Sylla qui est derrière ces démissionnaires.

La fin du compagnonnage de Mamoudou Ibra Kane et d’Alassane Samba Diop est annoncée ce week-end. Certainement, une des plus douloureuses séparations au sein du groupe Futurs Médias. Contrairement aux premières informations après la publication de la nouvelle, certains voyaient dans ce départ les manœuvres du groupe Teylium.

Mais, une source de Leral, bien informée, dément et précise que c’est l’homme d’affaires, Abdoulaye Sylla, boss d’Ecotra qui serait l’instigateur du départ du groupe Futurs Médias, des deux cadres ou locomotives de cette entreprise de presse.

A retenir que les démissionnaires, contactés par une certaine presse, avaient avancé une volonté de développer leur propre business pour justifier leur départ du groupe Futurs Médias. Il s’agit, apprenait-on, d’un projet, auquel les ex-directeurs feraient partie des actionnaires. Un argument battu en brèche par d’autres sources qui trouvaient derrière ce départ, le groupe Teylium.

N’ayant pas perdu du temps, ledit groupe, pointé du doigt a réagi pour démentir de forte et belle manière toute implication dans ces démissions.

Seulement, Leral a cette fois-ci, semble-t-il, tapé à la bonne source, qui persiste et signe que c’est le boss d’Ecotra qui est finalement derrière les démissions du groupe Futurs Médias de Mamoudou Ibra Kane et d’Alassane Samba Diop. Affaire à suivre…
 

Voici un petit rappel sur l'homme d'affaire Abdoulaye Sylla

source : Journal l'As du 12/08/2013



Pour rappel, Abdoulaye Sylla avait déjà déclaré une banqueroute frauduleuse à hauteur de 800 millions et, est présenté comme un entrepreneur qui n’aide pas les populations et qui a été utilisé par Serigne Ahma Mbacké qui se dit ami du footballeur italien Pipo Inzhagi, pour contrer Serigne Bass Abdou Kadre Mbacké, l’actuel porte-parole du khalif des Mourides.

LES FAITS D’ARMES D’ABDOULAYE SYLLA

Un milliardaire endetté à hauteur de 800 millions de FCfa en 2012


L’homme qui a la lourde tâche d’administrer provisoirement Ahs (qui pèse 48 milliards selon le parquet spécial) traîne des dettes à hauteur de 800 millions de francs Cfa, sans parler d’une créance au Crédit agricole qui avoisine le milliard de francs Cfa.

Les conseils de Bibo, Pouye et Agboba qui ont saisi la Ci pour demander la révocation d’Abdoulaye Sylla sont persuadés que l’homme qui bénéficie de soutiens solides auprès d’un haut gradé de la magistrature, n’est pas «un modèle de vertu en matière de gestion de société et de gestion de deniers».

Quelques uns de ses hauts faits d’armes ont été relevés par les requérants.

Abdoulaye Sylla a constitué une Sarl dénommée Alliance Communication Service dite Acs, par acte du 28 février 2002 dressé par Me Moustapha Ndiaye notaire. Ses associés n’ont pas été satisfaits de sa gestion et l’ont traduit devant le tribunal correctionnel pour abus de biens sociaux. Pour cette procédure, il aurait été relaxé.

Le même Sylla a mis sur pied Sylla Logistique Commerce (Slc) qui a obtenu de la compagnie d’assurance Amsa deux garanties de 600 millions, constituant une caution à Slc pour lui permettre de s’approvisionner en produits pétroliers auprès de la Société africaine de Raffinage (Sar). La Slc n’ayant pas réglé les factures à la Sar à concurrence de 535.274.260 F Cfa, la caution d’Amsa fut sollicitée en novembre 2006. En sa double qualité d’actionnaire unique de Slc et de caution solidaire de celle-ci, Sylla a reconnu, en juillet 2007, devoir à Amsa 401.173.314 FCfa et a promis de la payer, mais ne l’a toujours pas fait.

L’administrateur provisoire d’Ahs a aussi été à l’origine de «Etablissements Abdoulaye Sylla». Dans un contentieux qui oppose cette société à Oryx, Sylla, par un arrêt du 2 février 2009 de la chambre civile de la Cour d’appel de Dakar (toujours selon le document remis à la Ci), a été condamné à payer, solidairement avec Ets Sylla, 60.889.195 F Cfa à la suite de l’émission d’une lettre de change tirée sur lui-même et revenue impayée. «Cette décision demeure inexécutée du fait de l’insolvabilité notoire du débiteur», note-t-on dans le document.

LES SOCIETES ACS, SLC, EAS, ECOTRA SA… DANGEREUSEMENT ENDETTEES

Sylla, caution personnelle de Ecotra Sa, doit 164.901.283 FCfa à la Banque Sahélo Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (Bsic).

Débiteur de 322.300.000 FCfa sur l’état de droits réels d’un terrain de 10.000 m2, Sylla, selon nos sources, a aussi une dette au Crédit agricole qui avoisine le milliard de francs Cfa.

Last but not least, Sylla s’est payé le luxe de ne pas représenter Ahs dans le dossier qui l’oppose à l’Agence des Aéroports du Sénégal (Ads), contentieux dans lequel Ads réclame plus de 957 millions de francs Cfa. En effet, à l’audience du 25 juillet 2013 devant la deuxième Chambre commerciale, personne n’a comparu pour le compte d’Ahs. Dans cette affaire, les requérants demandent à la Ci d’intervenir pour que les intérêts de Ahs soient sauvegardés. Espérons que le vacarme de cette sonnette d’alarme n’entre pas dans l’oreille d’un sourd !
La rédaction de leral.net



Titre de votre page Titre de votre page