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Injustice foncière à Keur Ndioukhoune : Babacar Ba interpelle le Président de la République sur l’affaire Lahou Daou


Rédigé par leral.net le Samedi 31 Janvier 2026 à 13:24 | | 0 commentaire(s)|

Une injustice foncière d’une gravité exceptionnelle est en train de se produire à Keur Ndioukhoune, dans la Commune de Fandéne, région de Thiès.
Une modeste famille paysanne est aujourd’hui menacée de perdre plus de trois hectares de terres qu’elle exploite sans interruption depuis 1958, au profit de Mme Lahou Daou, dans des conditions qui suscitent une vive inquiétude.

Ces terres ne sont pas de simples parcelles agricoles. Elles constituent une concession familiale, un outil de production vital et un héritage transmis de génération en génération. Depuis plus de six décennies, cette famille y vit, y cultive la terre et en tire l’essentiel de ses moyens de subsistance, sans jamais connaître de contestation sérieuse.

Pourtant, contre toute attente, cette famille se retrouve aujourd’hui confrontée à une décision qui la menace de dépossession pure et simple. Une telle situation pose une question fondamentale : comment peut-on priver de modestes paysans de terres ancestrales qu’ils exploitent paisiblement depuis plus de soixante ans ?

Au-delà du cas particulier, cette affaire soulève de lourdes interrogations sur la gouvernance foncière, la protection des droits des communautés rurales et le respect des principes d’équité. Les conditions exactes de l’attribution de ces terres à Mme Lahou Daou restent floues. Les droits coutumiers, l’exploitation continue et la dimension sociale du foncier semblent avoir été ignorés.

Ce dossier rappelle douloureusement l’affaire de Ndingler, qui avait provoqué une vive émotion nationale avant que l’intervention de l’État ne permette de corriger une injustice manifeste. Le parallèle est troublant et appelle à la vigilance. Car chaque injustice foncière non traitée fragilise la paix sociale et érode la confiance des citoyens envers les institutions.

Face à cette situation, un appel solennel est lancé au Président de la République afin qu’il use de son autorité pour faire prévaloir la justice, protéger les plus faibles et préserver la dignité des communautés rurales. Il est urgent de suspendre toute décision affectant ces terres, d’ouvrir une enquête administrative indépendante et de garantir les droits de la famille exploitante.

La terre n’est pas un simple actif administratif. Elle est une histoire, une mémoire, une vie. Défendre la justice foncière, c’est défendre la crédibilité de la République et l’idéal d’un État au service de tous.