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Vendredi 3 Septembre 2010

L’entrepreneur des “hôtels de l’Oci”, roulé dans la farine sur 3 milliards: Baobab Investment : un scandale sans fin


Les victimes de la société Baobab Investment, dont les dirigeants ont fondu dans la nature, se suivent et ne se ressemblent pas. Chargée de la construction des hôtels, Générale Entreprise a saisi les juges d’une procédure de folle enchère sur les titres fonciers de ces mêmes hôtels. Baobab a disparu sans lui payer les 3 milliards de Fcfa qu’elle s’était engagée à lui payer. L’affaire a été enrôlée pour ce 14 septembre par le tribunal des criées. Baobab n’a pas, non plus, réglé les factures de son architecte et de son transitaire.



L’entrepreneur des “hôtels de l’Oci”, roulé dans la farine sur 3 milliards: Baobab Investment : un scandale sans fin
On ne peut plus en douter : Baobab Investment, chargé de la construction d’hôtels en prélude au sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) est un redoutable prédateur qui risque de mettre à genoux plusieurs structures alors que ses dirigeants ont disparu dans la nature. L’As révélait qu’Attijari Bank s’était adjugé les hôtels en début de construction pour la somme de 7 milliards de Fcfa, alors que Dubaï Port World avait aussi initié une procédure pour des centaines de millions de Fcfa que lui doit Baobab Investissement. La société est encore sur la sellette devant le tribunal hors classe de Dakar. Selon des sources autorisées, Generale Entreprise court derrière trois milliards de Fcfa que lui doit Baobab. Elle a d’ailleurs saisi le cabinet Me Mame Adama Guèye et associé, qui a, à ce titre, initié une procédure de folle enchère sur les mêmes hôtels. Général Entreprise est en effet la société qui avait été engagée par Baobab pour la construction des hôtels ; mais jusqu’à ce jour, elle n’a pas vu l’ombre d’un seul kopek. La procédure de folle enchère a été enrôlée pour ce 14 septembre et s’explique par le fait qu’Attijari qui s’était adjugé les hôtels pour 7 milliards de Fcfa, n’a pas déboursé le montant pour procéder à « l’enlèvement ».
Des sources judiciaires renseignent que sur la liste des créanciers qui courent derrière Baobab, se trouvent aussi l’architecte et une société de transit qui ont engagé d’énormes montants sans que Baobab ne paye. « Personne ne sait où est-ce qu’ils ont mis l’argent emprunté à gauche et à droite. Ils doivent de l’argent à tout le monde », s’émeut une source proche de ce dossier. Avec cette procédure de folle enchère enclenchée par Générale Entreprise, le tribunal des criées va encore mettre en vente les titres fonciers 2446/Dk, 7763/Dk, 5133/Grd, 7841 et 7842/Grd. Attijari Bank, très secouée par cette affaire qui atteint beaucoup son système, avait engagé une procédure en vertu d’une ouverture de crédit avec affectation hypothécaire de premier rang, sur les titres fonciers cités plus haut. Ce, en même temps que d’autres poursuivants Espagnols, à savoir les Sociétés Caixa de Aforros de Vigo, Ourense E Pontevedra dite Caixa-Nova, Caja General de Ahorros de Canarias et Caja de Ahorros Municipa de Burgos. Ces sociétés, grugées aussi, s’étaient engagées pour 18.375.000 euros (environ 12 milliards de francs cfa), avec affectation hypothécaire sur les mêmes titres fonciers. Décidément !

Cheikh Mbacké GUISSE
l'asquotidien
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