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Le SUTSAS s’interroge sur le maintien d’Ibrahima Sy et critique la nomination de Paul Joseph Ndiaye

Rédigé par leral.net le Vendredi 3 Juillet 2026 à 12:27 | | 0 commentaire(s)|

Sénégal Atlanticactu/ SUTSAS/ Nomination/ Ibrahima Sy/ Serigne Ndong Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’Action sociale (SUTSAS) a exprimé de vives réserves à la suite de la composition du nouveau gouvernement, critiquant les récentes nominations intervenues dans les secteurs de la Santé et de l’Action sociale. Tout en reconnaissant les prérogatives […]

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Atlanticactu/ SUTSAS/ Nomination/ Ibrahima Sy/ Serigne Ndong

Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’Action sociale (SUTSAS) a exprimé de vives réserves à la suite de la composition du nouveau gouvernement, critiquant les récentes nominations intervenues dans les secteurs de la Santé et de l’Action sociale. Tout en reconnaissant les prérogatives constitutionnelles du président de la République, l’organisation syndicale affirme ne pas saisir la logique ayant guidé ces choix et demande aux autorités de revoir la gouvernance de l’Action sociale.

Dans un communiqué officiel, le SUTSAS dit avoir pris acte de la reconduction de M. Ibrahima Sy au poste de ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. Toutefois, le syndicat fait part de ses nombreuses interrogations sur les critères, qu’ils soient politiques ou techniques, ayant conduit au maintien du ministre dans ses fonctions.

La nomination de Paul Joseph Ndiaye qualifiée de « recul »

Le syndicat se montre en revanche beaucoup plus critique à l’égard du remplacement de M. Boucar Diouf, conseiller en travail social, par M. Paul Joseph Ndiaye à la tête de la direction de l’Action sociale. Présenté comme un auditeur spécialisé en finance, ce dernier incarne, selon le SUTSAS, un véritable recul pour un secteur qui a pourtant connu d’importantes avancées structurelles au cours des dix-huit dernières années.

L’organisation rappelle notamment que les premières Assises nationales de l’Action sociale avaient permis de lancer une réforme en profondeur du secteur, avec la création du corps des conseillers et des spécialistes en travail social, formés par l’École nationale des travailleurs sociaux spécialisés (ENTSS). Selon le syndicat, ces réformes avaient pour objectif de professionnaliser durablement la gestion de l’Action sociale et d’améliorer son efficacité sur le terrain.

“Un financier à l’Action sociale, c’est confier un commissariat à un civil”

Dans son argumentaire, le SUTSAS souligne que l’Action sociale constitue un levier fondamental de la cohésion nationale, de la stabilité sociale et de la protection des personnes vulnérables. Dans un contexte marqué par l’aggravation de la pauvreté, le surendettement des ménages et les détresses psychologiques qui en résultent, le syndicat estime que ce secteur requiert des compétences spécifiques plutôt que des profils exclusivement orientés vers la gestion financière.

Le SUTSAS réaffirme ainsi que la direction de l’Action sociale devrait être confiée uniquement à un professionnel du travail social, au nom de la compétence, de la légitimité et de la cohérence institutionnelle. Pour illustrer sa position, il établit un parallèle avec d’autres administrations, estimant qu’à l’image d’un commissariat dirigé par un policier ou d’un établissement scolaire placé sous la responsabilité d’un enseignant, l’Action sociale doit être pilotée par un spécialiste du domaine.

En conclusion, le syndicat considère que confier la direction de ce secteur stratégique à un expert de la finance créerait une incompatibilité managériale préjudiciable au bon fonctionnement du service public. Il réaffirme son engagement en faveur de la reconnaissance du travail social et appelle les plus hautes autorités de l’État à revoir cette nomination au nom de l’expertise et de la défense des intérêts des populations les plus vulnérables.



Source : https://atlanticactu.com/le-sutsas-sinterroge-sur-...