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Le Sénégalais « goorgorlou », inquiet en cette veille de Tabaski : Les prix du bélier et des légumes flambent

À quelques jours de la célébration de la fête de l’Aïd El Kébir ou Tabaski, les moutons, les légumes et autres ingrédients nécessaires à la préparation des mets, sont hors de portée de la bourse du Sénégalais lambda. Si la tendance ne s’inverse pas, cette Tabaski achèvera les Goorgorlou, qui agonisent sous le joug de la crise. Tribune.


Rédigé par leral.net le Jeudi 8 Juillet 2021 à 08:48 | | 2 commentaire(s)|

Les moutons sont jusqu’à cette veille de Tabaski trop chers. Avec des prix hors de portée du Sénégalais moyen, le bélier de Tabaski est un casse-tête qui s’est ajouté au prix des légumes, comme la pomme de terre, dont le prix du sac est en train de passer du simple au double.

Pour les béliers de Tabaski de cette année, les prix affichés à ce jour, au niveau des différents points, n’arrangent pas Goorgorlou. La Tabaski qui est une occasion pour certains de se transformer en opérateur économique de circonstance, en tentant le coup d’une «opération Tabaski», a fait qu’il y a des tentes partout.

Mais, pour le moment, les prix sont toujours imbattables et hors de portée du Sénégalais lambda, malgré les mesures pour la facilitation de l’implantation des points de vente dans les communes et les facilités consenties pour le transport du bétail.

Les prix varient à ce jour entre 100.000 FCfa et 2 millions FCfa, selon la bête ciblée. Pour une tête de bélier à sacrifier à la Tabaski, c’est quand même trop demander aux Sénégalais de débourser autant, alors qu’ils doivent faire face à des dépenses supplémentaires comme le loyer, l’eau et l’électricité, les apparats des enfants et les ingrédients alimentaires qui vont avec la nourriture. Le bélier n’est donc pas le seul problème des pères de famille.

La pomme de terre qui est utilisée en grande quantité pendant la Tabaski, connaît elle aussi une flambée. Son prix pourrait atteindre le double de celui pratiqué il y a quelques jours.

Les Sénégalais qui fêtent la deuxième fois l’Aïd dans un contexte de crise sanitaire, sont toujours en train de vivre les conséquences des mesures prises contre la maladie, notamment, le couvre-feu et les autres restrictions anti-Covid, qui ont eu comme conséquence, un appauvrissement généralisé de la population. C’est cela qui a d’ailleurs provoqué chez elle une colère qui a aggravé les troubles de début mars dernier.







Tribune



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