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Jeudi 3 Janvier 2019

Le premier amour: Un souvenir pour rêver


La nostalgie du premier amour n'est pas forcément malheureuse. Elle rappelle le bon temps, on se laisse volontiers surprendre et catapulter en arrière. C'est un lâcher prise. Les réseaux sociaux permettent souvent, ces occasions. Et, relire un prénom, constate-t-on, entraîne une reviviscence du souvenir. (2e partie de l’enquête sur le premier amour)…



La nostalgie n'est pas forcément la mélancolie triste. Il y aurait presque une nostalgie euphorique, longtemps après un deuil, quand on prend plaisir à se souvenir des instants heureux. Cette nostalgie du premier amour entretient une rêverie pour ceux et celles qui aiment rêver, s'évader quelques instants dans un imaginaire poétique, loin de la vie réelle... Dans ce cas, la rencontre n'est pas forcément souhaitée. Puisqu'elle risquerait de dégrader l'image idéale, recomposée.

Les souvenirs sont souvent différents chez l'autre et ne peuvent que rarement, être partagés. Se rappeler son premier amour n'est plus une souffrance. Mais, une inspiration qui éclaire la vie, qui en compose son intensité. Ceux et celles qui tombent amoureux souvent, sont peut-être aussi, de grands rêveurs. « J'ai retrouvé l'amour de ma jeunesse que je n'ai jamais vraiment oublié ! Je suis resté longtemps célibataire marqué à jamais par mon premier émoi ! Avant de me décider à fonder une famille il y a 12 ans et j’ai eu quatre enfants…

Après 3 ans de mariage, mes vieux souvenirs refaisaient surface par mon ancienne blessure qui n’a jamais cicatrisée … Je suis dans une tourmente et sur le point de franchir la ligne rouge. Mais, je ne voudrais pas par mon égoïsme, faire souffrir ma famille. Et surtout, mes enfants qui sont très jeunes…
», a témoigné Axelle, 30 ans révolus.

Par contre, elle dit avoir dans son entourage un couple de retraités qui a vécu une histoire romantique semblable, il y a 15 ans … avant de se remarier. Ces derniers ont éclaté leurs ménages respectifs avec toutes les conséquences imaginables. Elle a constaté qu’ils sont heureux et vivent un grand amour. « Ils m’ont affirmé qu'ils n’ont pas le moindre regret. Et si c’était à refaire, c’est sans aucune hésitation », précise-t-elle.

Une autre dame, rencontrée sur la Rue 6 de la Médina semble vivre une histoire similaire. Mais, elle bute sur l’impossibilité de renouer le fil avec son ex-premier copain. « J'ai repris contact avec mon premier flirt par le biais du réseau social. Depuis on s'écrit souvent des SMS et on s'est déjà parlé plusieurs fois au téléphone. Les textos qu'on s'envoie deviennent de plus en plus intimes et on sent qu'on a envie l'un de l'autre. On est tous les deux des mariés et chacun de nous, a des enfants de son côté. Le problème, c'est que je n'arrive pas à l'oublier. Je rêve tout le temps de lui et je me demande ce qui arriverait si on se rencontrait. Lui aussi, se pose cette question. Il a des sentiments très forts pour moi. Il ne m'a jamais oublié », révèle Astou Ndiaye, gérante d’une boutique de produits cosmétiques.

Le problème est plus complexe, semble-t-il, d’une personne à une autre. Les multiples interlocuteurs interpellés le prouvent à suffisance. « J'ai connu un amour intense et très fusionnel avec mon premier amour à l'âge de 15 ans jusqu'à 23 ans. Nous avons vécu ensemble pendant nos années de fac. Il est parti dans le cadre de sa formation en stage en Europe plusieurs fois. Et, cela a été fatal pour notre relation.

Il avait peut-être envie de connaître autre chose. Nous sommes restés en contact toutes ces années. Quelques petits mails plusieurs fois par an. Je me suis mariée et j'ai eu deux enfants qui sont grands de 17 et 12 ans. Je m'entends bien avec mon conjoint. Mais, je crois que je me suis faite toutes ces années, une vie de substitution
», se culpabilise, Joséphine Sané, cadre dans une société de téléphonie mobile.

Elle avoue même avoir repris contact récemment avec son premier amou,r qui l’a informé de son futur mariage. « J'ai ressenti un cataclysme par rapport à son information. Je l'aime profondément et je suis prête à tout quitter pour lui. Seulement, je me culpabilise vis-à-vis de mon couple. Et, je m'interroge tous les jours si, je dois lui avouer mes sentiments. Car, l'homme de ma vie c'est lui », prévient Joséphine.







O WADE Leral



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