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Les cartes d’identité de Wade plus chères que celles de Macky

(Par Amadou DIOUF) – On a beaucoup épilogué sur les nouvelles cartes d’identité et d’électeur biométriques. Certes, il y a eu quelques dysfonctionnements dans la confection et la distribution de ces cartes, mais ces erreurs, corrigibles, ont été malheureusement exploitées par l’opposition (c’est de bonne guerre) et des politiciens encagoulés (c’est moins honnête), pour jeter péremptoirement le bébé et l’eau du bain. Ces derniers, dans des actions coordonnées, ont réussi à installer auprès de l’opinion, un débat factice sur les cartes d’identité et d’électeur biométriques pour maculer le travail reluisant de l’administration sénégalaise en charge de leur confection. Votre site d’informations générales, ANN (an-news.com), pour sa part, a refusé ce diktat imposé par des gens mus par des intérêts cryto-personnels, qui veulent s’ériger, à grand renfort médiatique, en directeurs de conscience des Sénégalais. Voici la vérité des faits après une enquête minutieuse.


Rédigé par leral.net le Jeudi 12 Avril 2018 à 22:33 | | 0 commentaire(s)|

Pour comprendre la problématique de la Carte d’identité et d’électeur biométrique, il faut tout d’abord faire une petite comparaison avec celle instaurée par le Président Abdoulaye Wade, en 2006.

L’ancienne carte n’était, à la vérité, biométrique que de nom. C’était juste une numérisation. Elle était établie sur la base du leasing (location de licence d’utilisation du système de production) avec fourniture de consommables. Et le prix de revient, en 2016, au moment du changement du système, était à 7 820 F CFA par carte. Compte non tenu de l’investissement initial de près de 30 milliards F CFA depuis 2006. Alors que la nouvelle carte d’identité et d’électeur biométrique CEDEAO, dont le marché a été conclu avec la société IRIS Corporation Berhad, coûte 5 000 F CFA l’unité. Ça, c’est pour le prix.

En termes d’avantages, ce qu’offre IRIS est sans commune mesure avec ce qui existait. En effet, la société malaisienne a accepté un système de préfinancement et, avant tout paiement de l’État du Sénégal, a fourni et mis en place :

– les 550 Kits d’enrôlement des demandeurs de carte (ordinateurs, appareils photo digitale, appareils de prise d’empreinte, toise et fond d’écran) ;

– les serveurs centraux en double contenant les bases de données et les systèmes d’exploitation ;

– les imprimantes laser spécialisées de production avec une capacité total de 70 000 et 80 000 cartes par jour ;

– les logiciels d’exploitation.

Pour sa part, l’État du Sénégal s’engage à payer, de façon étalée pouvant aller sur 5 ans, la somme de 5 000 F CFA par carte. Soit 50 000 milliards F CFA, pour 10 millions de cartes produites, répartis par tranche de 10 milliards F CFA. A ce jour, trois paiements de 10 milliards F CFA chacun ont été effectués dont deux en 2017 (mars et juillet) et un en mars 2018 pour une production de 6 351 075 cartes à la date du 28 mars 2018.

Voici la situation actuelle. Toutes les cartes ont été éditées à ce jour. Et le nombre de cartes distribuées au Sénégal, à la date du 23 mars 2018, est de 5 521 519, soit 92,77 %. Seules 430 381 cartes ne sont pas encore distribuées.

A noter que le fichier électoral au 30 juillet 2017 est, à l’intérieur du pays, de 5 951 900 électeurs inscrits et 267 351 à l’étranger. Soit un total de 6 219 251 inscrits.

Il faut simplement rappeler, si besoin en est, que la Carte d’identité biométrique est avantageuse pour plusieurs raisons : c’est une carte communautaire qui sert de carte de circulation dans l’espace CEDEAO, elle comporte une puce contenant les empreintes des 10 doigts (un atout pour les services de sécurité dans le contexte de la lutte antiterroriste), elle est multiusage (aux Législatives de 2017, elle a servi de carte d’identité et d’électeur) et d’autres fonctions y seront intégrées plus tard.






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