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Licenciements à tour de bras, mise en chômage technique, série d’inflation des prix… : Le travail tristement fêté

Ce samedi 1er mai, doit être la fête des travailleurs. À cette occasion, l’Union des travailleurs du Sénégal (Uts) a animé un point de presse, à Pikine, en prélude à cette journée internationale des travailleurs, célébrée partout dans le monde. Moment choisi par le Secrétaire général de l’Union des travailleurs du Sénégal (Uts), pour soutenir que les travailleurs n’ont pas le cœur à la fête, eu égard aux nombreux problèmes qui les assaillent.


Rédigé par leral.net le Samedi 1 Mai 2021 à 10:19 | | 0 commentaire(s)|

Licenciements à tour de bras, mise en chômage technique, série d’inflation des prix… : Le travail tristement fêté
«Nous avons vécu des licenciements massifs. Ils se poursuivent d’ailleurs dans les entreprises. Nous avons enregistré de nombreux travailleurs contraints au chômage technique. Les salaires sont maigres. Les prix de certains produits ont flambé. Tous ces problèmes nous font dire que les travailleurs n’ont pas le cœur à la fête», martèle Aliou Ndiaye.

Selon le Sg de l’Union des travailleurs du Sénégal (Uts), ces licenciements abusifs sont le fait de patron qui agissent en violation de l’ordonnance du président de la République. «Le patronat a foulé du pied les directives du Président Macky Sall», regrette M. Ndiaye.

Dans la foulée, l’Uts exige le respect de tous les accords signés avec les syndicats d’enseignants et la révision des conventions collectives dans d’autres secteurs d’activité.

«Les conventions collectives nationales doivent être révisées, car elles sont devenues obsolètes et ne répondent plus aux préoccupations actuelles des travailleurs. Certes, les accords d’établissements essayent de pallier ces conventions, mais cela ne règle pas le problème. Donc, il faut un toilettage général des textes pour l’adapter au contexte actuel. Les accords de 2014 signés avec les enseignants, doivent être respectés. Nous l’exigeons !», cogne le syndicaliste.

De son côté, l’Union démocratique des travailleurs du Sénégal (Udts) se dit préoccupée par la situation qui secoue l’entreprise Twyford. Face à la presse, à son siège à Tally Boubess, ville de Pikine, l’Udts a condamné fermement cette situation et interpelle le chef de l’État. «Le licenciement des délégués est injuste et inadmissible. Ce qu’il se passe dans cette entreprise spécialisée dans la fabrique de carreaux, ressemble à de l’esclavage», tonne Abdoul Aziz Sy.

À en croire le trésorier général de l’Udts, l’État doit prendre toutes ses responsabilités, car la direction de Twyford a violé la législation sociale et a orchestré la justice.

Ces syndicalistes ont aussi fustigé les licenciements en pleine pandémie de Covid-19, les violations des conventions 97 puis 98 de l’Oit dans les entreprises minières et de Dakarnav, le gel des prêts Dmc pour les agents de la Fonction publique, le non-respect du protocole d’accord signé avec les syndicats de la Santé, la dette impayée due aux entreprises des Bâtiments et Travaux Publics, le manque de volonté de l’État pour la généralisation de la retraite à 65 ans, etc.





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