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MBOUR: les maladies sexuellement transmissibles font des ravages chez les jeunes


Rédigé par leral.net le Mercredi 24 Janvier 2018 à 11:08 | | 0 commentaire(s)|


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Au niveau de la Petite Côte, les maladies sexuellement transmissibles (Ist) touchent beaucoup plus les jeunes qui sont âgés entre 19 et 25 ans.

C’est ce que renseigne Dr Reinaldo Mandes, médecin, spécialiste en santé publique à Enda Santé. Il a fait cette révélation, hier, lors de la visite de Son Altesse Royale Henri, Grand-Duc de Luxembourg à Enda Santé de Mbour.

Les infections sexuellement transmissibles (Ist) constituent un véritable problème chez les jeunes à Mbour. Dans cette ville touristique où il y a une forte affluence d’étrangers, d’hommes d’affaires et de visiteurs, ces maladies touchent de plus en plus les jeunes de la localité qui sont âgés entre 19 et 25 ans. Hier, lors, de la visite de Henri, le Grand-Duc de Luxembourg, à Enda Santé de Mbour, Dr Mandes, médecin spécialiste en santé publique à Enda Santé, a tiré la sonnette d’alarme. «Les jeunes qui ont entre 19 et 25 ans sont les plus touchés par les infections sexuellement transmissibles (Ist). Ils sont en activité sexuelle.

Et c’est très grave, parce que c’est la force active et l’avenir du pays. 40 % de ces nouvelles infections touchent cette tranche d’âge. C’est énorme»
, alerte Dr Reinaldo Mandes, médecin, spécialiste en santé publique.

Pour Dr Mandes, cela s’explique en grande partie par le fait que Mbour est une ville touristique où il y a beaucoup d’échanges, d’entrées et de sorties des étrangers.

 Mais aussi à cause de l’argent autrement dit de l’appât du gain qui pousse certains jeunes à s’adonner à la prostitution sans pour autant prendre des précautions pour se protéger. Selon lui, la sexualité est une monnaie d’échange dans cette zone balnéaire. Il affirme qu’il y a beaucoup de cas de séropositifs au niveau de cette zone touristique, surtout à Saly.

«La prévalence des Ist au niveau de la population générale est de 0,7 %. C’est une épidémie concentrée au sein des professionnels du sexe avec un taux de 0,6 % largement supérieur à la population générale. Il y a aussi des consommateurs de drogue injectables et les hommes qui font des rapports sexuels avec des hommes dont le taux de prévalence est de 21 %», souligne-t-il.

Concernant la prise en charge, le spécialiste en Santé publique soutient que certains séropositifs refusent même d’adhérer au sein des associations. Parce que note-t-il, ils ont peur de se faire remarquer au sein de la communauté. «Aujourd’hui, on ne rencontre plus une personne qui est maigre et qui a des plaies partout, qui tousse. La personne vivant avec le VIH donne l’air de quelqu’un qui est bien portant. C’est quelqu’un qui a une famille et qui travaille. Donc il faut faire beaucoup attention», fait-il remarquer.

S’agissant de la sensibilisation, Dr Mandes affirme qu’il faut multiplier les outils de communication  pour atteindre une grande masse chez les jeunes. Car, ils n’ont pas forcément la bonne information. A son avis, il faut qu’il y ait un moyen de communication adaptée à cette nouvelle génération, en sachant que la sexualité est précoce au Sénégal.

 «La majorité des jeunes qui sont âgés entre 13 et 19 ans ont eu des rapports sexuels, aussi bien les garçons que les filles. La langue française ne suffit pas, il faut faire recours aussi aux langues locales pour mieux les informer. Aujourd’hui, le médecin ne doit plus être dans le curatif, il doit prévenir aussi», suggère-t-il.

 
 

Samba BARRY, Walf