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Maleme Niani sacrifiée : quand l’État regarde mourir nos enfants. (Par Mamadou Oumar Sall, Pastef)

Rédigé par leral.net le Samedi 7 Février 2026 à 19:32 | | 0 commentaire(s)|

Maleme Niani vient encore de payer le prix fort du laxisme administratif.
Une élève en classe de CM2 a été fauchée mortellement sur la route nationale qui traverse notre commune. Une enfant. Une vie brisée. Une famille anéantie. Et un drame de plus sur une liste déjà trop longue.


Maleme Niani vient encore de payer le prix fort du laxisme administratif.
Une élève en classe de CM2 a été fauchée mortellement sur la route nationale qui traverse notre commune. Une enfant. Une vie brisée. Une famille anéantie. Et un drame de plus sur une liste déjà trop longue.
Voilà bientôt dix longues années que les populations de Maleme Niani, commune du département de Koumpentoum, réclament une mesure aussi simple que vitale : l’installation de dos d’âne sur cette route meurtrière. Dix ans de démarches, de courriers, d’alertes. Dix ans de silence. Dix ans de mépris.
Pendant ce temps, Koumpentoum et Koussanar, nos communes voisines, ont obtenu ces aménagements élémentaires de sécurité. Là-bas, l’État a agi. Ici, à Maleme Niani, il tergiverse. Faut-il comprendre que nos vies valent moins ? Que nos enfants sont moins dignes de protection ?
Chaque année, au minimum, un accident mortel est enregistré dans notre localité. Chaque année, des familles sont plongées dans le deuil. Chaque année, des parents enterrent leurs enfants. Et chaque année, l’administration regarde ailleurs.
Alors, Monsieur le Ministre, une question s’impose, simple mais terriblement douloureuse :qu’attendez-vous pour agir ?
Faut-il encore un cadavre de plus sur l’asphalte ? Un autre nom à ajouter à la liste des victimes pour que cette demande légitime soit enfin entendue ?
Les vies humaines ne se hiérarchisent pas selon la géographie. Elles ne se classent pas selon qu’on vive à Koumpentoum, à Koussanar ou à Maleme Niani. Et elles ne devraient jamais dépendre de l’inertie administrative.
Nous refusons de croire que l’indifférence soit la seule réponse de l’État à la détresse d’une population. Vous êtes père, oncle, fils. Vous savez ce que représente la perte d’un être cher. Vous savez ce que signifie voir une vie s’éteindre pour une cause évitable. Alors pourquoi laisser ces tragédies se répéter ? Pourquoi accepter qu’une mesure déjà appliquée ailleurs devienne ici un parcours du combattant ?
Nous ne demandons ni faveur ni privilège.
Nous demandons un droit fondamental : le droit de circuler en sécurité dans notre propre commune ; le droit de protéger nos enfants ; le droit d’éviter des morts absurdes.
Il est temps d’écouter Maleme Niani.Il est temps d’agir.Il est temps de mettre fin à cette attente indigne.
Que ce texte ne soit pas lu comme un reproche, mais comme un cri du cœur. Le cri d’une population fatiguée de compter ses morts et qui aspire simplement à vivre, dans le respect, mais avec fermeté.

SALL MAMADOU OUMAR



Source : https://xalimasn.com/2026/02/07/maleme-niani-sacri...