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Mbour : six mois avec sursis pour un commerçant après des violences contre son épouse

Le tribunal d’instance de Mbour a condamné C. Diouf à six mois de prison avec sursis pour des violences commises sur son épouse. À l’audience, le prévenu a contesté les faits et attribué les blessures de sa femme à un accident avec un seau d’eau.


Rédigé par leral.net le Mardi 11 Août 2026 à 11:25 | | 0 commentaire(s)|

Le tribunal d’instance de Mbour a rendu son verdict dans une affaire de violences conjugales impliquant un commerçant, C. Diouf, et son épouse, M. Ndiaye.

Selon L’Observateur, qui rapporte les débats, le conflit serait né après un désaccord concernant la présence de la victime au mariage de sa nièce.

Une dispute qui dégénère

M. Ndiaye avait obtenu de son mari l’autorisation de passer deux jours auprès de sa famille à l’occasion de la cérémonie. Mais le soir du mariage, vers 22 heures, C. Diouf aurait brusquement exigé qu’elle rentre immédiatement.

Face au refus de son épouse, il se serait rendu sur les lieux et aurait finalement obtenu son retour au domicile conjugal avec l’intervention de proches.

Une fois à la maison, la situation aurait dégénéré. Le commerçant aurait saisi une ceinture avant de frapper violemment son épouse.

La victime affirme avoir été battue à plusieurs reprises. Secourue par des voisins, elle aurait été évacuée vers une structure sanitaire, le visage ensanglanté et présentant plusieurs traces de coups.

Sept jours d’incapacité temporaire

Un certificat médical a établi une incapacité temporaire de travail de sept jours.

M. Ndiaye a ensuite décidé de porter plainte contre son mari.

À la barre, C. Diouf a toutefois contesté avoir frappé son épouse, alors qu’il aurait reconnu les faits lors de l’enquête préliminaire.

Pour expliquer les blessures constatées sur sa femme, il aurait soutenu qu’elle s’était accidentellement « cognée toute seule contre un seau d’eau posé dans la salle de bain ».

Une version rejetée par la victime, qui a maintenu ses accusations devant le tribunal.

Elle refuse de retourner au domicile conjugal

Déjà divorcée une première fois de son mari, M. Ndiaye a également refusé les excuses et les supplications de C. Diouf, qui souhaitait qu’elle regagne le domicile conjugal.

La victime a demandé un second divorce, tandis que le procureur a requis l’application de la loi.

Au terme des débats, C. Diouf a été reconnu coupable et condamné à six mois de prison avec sursis.

Cette affaire remet une nouvelle fois en lumière la question des violences conjugales et la nécessité de protéger les victimes au sein du couple.