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Ministère de la Santé : 390 millions FCFA détournés sur les allocations de stage des étudiants en médecine

Deux agents de la Direction des ressources humaines du ministère de la Santé sont poursuivis pour un détournement présumé portant sur les allocations de stage des étudiants en septième année de médecine. Le mécanisme reposait sur des bénéficiaires fictifs payés par mobile money.


Rédigé par leral.net le Lundi 31 Août 2026 à 19:49 | | 0 commentaire(s)|

Les fonds étaient destinés à des étudiants. Ils partaient sur les téléphones de proches.

Deux cadres de la Direction des ressources humaines (DRH) du ministère de la Santé ont été interpellés par la Division des investigations criminelles (DIC) dans une affaire de détournement présumé de 390 millions de FCFA : Pape Abdourahmane D., gestionnaire à la DRH, et Alioune S., adjoint au chef de la division Formation initiale.

Le mécanisme décrit par l'enquête est simple dans son principe et méthodique dans son exécution. Les deux hommes intervenaient sur le système de paiement des allocations de stage destinées aux étudiants de septième année de médecine. Dans les fichiers de paiement, ils inséraient les numéros de téléphone de proches, transformés en bénéficiaires fictifs. Les sommes étaient versées via un service de transfert mobile, puis reversées aux deux cadres.

Selon les éléments recueillis, les montants perçus s'élèveraient à 81,4 millions de FCFA pour Pape Abdourahmane D. et 12,2 millions de FCFA pour Alioune S., sur un préjudice total présumé de 390 millions. Les faits couvriraient une période allant du 29 avril 2021 au 17 juillet 2026, soit plus de cinq ans.

C'est un contrôle interne qui a fait tomber le dispositif. M. Bitèye, gestionnaire à la DRH depuis juin 2025, a relevé des anomalies en vérifiant les réclamations d'étudiants qui n'avaient pas reçu leur allocation. Le ministère a déposé plainte.

Les chefs retenus sont l'association de malfaiteurs, le détournement de deniers publics, le faux et usage de faux, et le blanchiment de capitaux. L'enquête se poursuit pour établir l'étendue exacte du préjudice et déterminer d'éventuelles complicités.

Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d'innocence jusqu'à décision définitive de justice.

Sources : Emedia, Kewoulo, SenePlus, Xibaaru (30-31 août 2026)


( Les News )