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ODD en Afrique : les Nations unies et l’Union africaine plaident pour une action accélérée


Rédigé par leral.net le Mercredi 29 Avril 2026 à 12:47 | | 0 commentaire(s)|

Des responsables des Nations unies et de la Commission de l’Union africaine ont exhorté mardi à une accélération de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) en Afrique, lors de l’ouverture de la 12e session du Forum régional africain sur le développement durable à Addis-Abeba, rapporte Apanews

Placée sous le thème « Inverser la tendance : des actions transformatrices et coordonnées pour l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 », la rencontre met en lumière les retards persistants du continent dans l’atteinte des objectifs fixés.

Le président du Conseil économique et social de l’ONU, Lok Bahadur Thapa, a rappelé que près de 600 millions d’Africains, soit environ 43 % de la population, n’ont toujours pas accès à l’électricité, tandis que l’accès à l’eau potable et à d’autres services essentiels reste limité dans de nombreux pays.

A en croire Apanews, il a également estimé entre 670 et 848 milliards de dollars par an le déficit de financement du développement en Afrique, lié notamment à la dette, à la volatilité des investissements étrangers, à la faiblesse des ressources internes et au recul de l’aide internationale. Il a appelé à un renforcement de la mobilisation des ressources domestiques.

De son côté, le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a souligné la lenteur des progrès dans des secteurs clés comme l’eau, l’énergie et les infrastructures, estimant que ces retards aggravent les inégalités et freinent la transformation économique du continent.

Il a insisté sur la nécessité de mieux combiner financements publics et investissements privés afin de combler le déficit d’infrastructures.

La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, a reconnu les avancées enregistrées, notamment en matière d’intégration régionale, d’infrastructures et de transformation numérique, soutenues par des initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

D'aprés toujours Apanews, elle a toutefois averti que l’Afrique reste confrontée à des défis majeurs liés au financement, à l’emploi, aux changements climatiques et aux inégalités.

À moins de cinq ans de l’échéance de 2030, elle a appelé à une transformation structurelle plus profonde, reposant sur une meilleure cohérence des politiques, des investissements accrus dans les secteurs clés et un renforcement des partenariats entre États, secteur privé et société civile.

Mame Fatou Kebe