Leral.net - S'informer en temps réel

Opération ELOL : saisie record de chanvre indien en Casamance

Rédigé par leral.net le Dimanche 10 Mai 2026 à 00:38 | | 0 commentaire(s)|

Les forces de défense et de sécurité sénégalaises ont réalisé une importante opération antidrogue dans le nord de la Casamance. Menée par la zone militaire n°5 sous le commandement du colonel Cheikh Guèye, en collaboration avec la légion de gendarmerie de Ziguinchor, l’opération baptisée « ELOL » a permis la saisie record de 9,250 tonnes de chanvre indien.


Déployée dans le Nord-Sindian, dans le département de Bignona, cette opération d’envergure a également conduit à la destruction de plusieurs champs de chanvre indien et à la neutralisation de bandes armées impliquées dans le trafic.

Selon les autorités militaires, cette offensive s’inscrit dans la continuité de l’opération « Kaléthiaye », menée en mars dernier dans la zone frontalière de Kadiolog. Celle-ci avait déjà permis de désorganiser des groupes armés vivant du trafic de drogue dans cette partie méridionale du Sénégal.

« Nous avons frappé le cœur de l’économie criminelle et de guerre dans cette partie du Nord-Sindian », a déclaré le colonel Cheikh Guèye.

Pendant sept jours, les unités engagées ont bénéficié de l’appui technique de la gendarmerie nationale, notamment grâce à l’utilisation de drones, de chiens détecteurs et d’escadrons spécialisés.

Le bilan de l’opération est qualifié d’exceptionnel par les autorités. La valeur de la drogue saisie est estimée à plus de 400 millions de francs CFA.

Le colonel Papa Saboury Ndiaye a salué une saisie historique dans la lutte contre le trafic de chanvre indien au Sénégal.

« Jamais dans l’histoire de la lutte contre le trafic du chanvre indien des quantités aussi importantes n’ont été saisies. C’est un record extraordinaire », a-t-il affirmé.

Les autorités rappellent que la culture, le transport, la transformation et la consommation du chanvre indien sont sévèrement punis par la législation sénégalaise, notamment par la loi 97-18 modifiée en 2007. Les contrevenants risquent entre cinq et dix ans de prison ainsi que des amendes pouvant atteindre le triple de la valeur des produits saisis.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, les forces armées ont lancé un appel aux populations locales afin qu’elles refusent de collaborer avec les réseaux criminels opérant dans la région.