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Mardi 13 Avril 2010

PERTE DE TISSU PRÉLEVÉ CHEZ UNE PATIENTE : La clinique Pasteur parle de « manquement » et risque de payer 15 millions de francs


La désignation d’un spécialiste en cancer ainsi que la somme de 15 millions de francs à titre d’indemnité provisionnelle, telles sont les réclamations de la dame Aïssata Kane devant le juge des référés, dans le procès l’opposant à la Clinique Pasteur. La dame après avoir subi un prélèvement au niveau de la clinique, a appris par la suite la perte du nodule déjà prélevé, qui devrait servir à déceler l’existence d’un cancer du sein. Seulement, pour la clinique, il s’agit juste d’un « manquement ». Délibéré le 19 Avril.



PERTE DE TISSU PRÉLEVÉ CHEZ UNE PATIENTE : La clinique Pasteur parle de « manquement » et risque de payer 15 millions de francs
Le juge des référés s’est penché hier sur l’affaire concernant la Clinique Pasteur. En fait, l’avocat de la partie demanderesse, en l’occurrence Mme Aïssata Kane, a tenté de convaincre de la responsabilité de la clinique même si cette dernière, par la voix de ses avocats essaie de minimiser les choses. En effet, à l’en croire, rien n’a été fait par la structure sanitaire depuis la perte du nodule qui a été prélevé au niveau de la clinique. L’avocate de Mme Kane fustige également le comportement du Professeur Pape Saliou Mboup qui, selon elle, après avoir effectué un prélèvement sur la dame, déclare tout de même ne pas savoir à quoi cela servait en réalité. Une attitude qui, visiblement, a irrité l’avocate qui la juge « surréaliste » d’autant que le professeur est censé être en possession du dossier médical de la dame. Mieux, il n’était pas sans savoir, à l’en croire, qu’il y avait eu auparavant d’autres examens effectués sur la patiente et qui avaient conclu à des « lésions ». Et donc, il y avait des risques de cancer du sein.

Toutes choses qui légitiment la demande du conseil de la dame Aïssata Kane. Elle sollicite, en effet, la désignation d’un expert « pour un acte médical de destitution ». Ce qui permettra, à son avis, de déceler l’existence de la cellule cancéreuse et le traitement d’urgence. Cependant, tout cela devra être fait aux frais exclusifs de la clinique Pasteur, et du coup, de son assureur la Sonam. Et à cet effet, elle a demandé 15 millions de francs à titre « d’indemnité provisionnelle ». L’avocate de soutenir également que sa cliente est dans une situation indélicate depuis deux mois. Ce, du fait surtout que depuis lors, la « maladie ne cesse de progresser », si l’on en croit ses propos.
Pour autant, la clinique Pasteur minimise sa responsabilité, si tant est qu’elle existe. De l’avis de son conseil, les craintes de la partie demanderesse ne se justifient pas d’autant qu’il n’est pas, encore prouvé que « la perte du nodule a un impact dans le traitement de la maladie ». D’ailleurs, à en croire l’avocat, il n’y a aucun rapport entre la clinique et la dame, à part le prélèvement qui devait se faire. Seulement, après avoir fait le prélèvement, la clinique a perdu le nodule. Un fait qu’il qualifie de « manquement ». Embouchant la trompette de l’avocat de la clinique Pasteur, le conseil de la Sonam Assurances a demandé sa mise à l’écart pour la simple raison, selon lui, que la police qui la lie à la clinique n’a pas été produite. L’affaire sera vidée le 19 avril.

Alassane DRAME l'asqutidien

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