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Plaidoyer pour l'introduction d'une dose unique du vaccin contre le HPV


Rédigé par leral.net le Jeudi 19 Février 2026 à 10:56 | | 0 commentaire(s)|

Plaidoyer pour l'introduction d'une dose unique du vaccin contre le HPV
La présidente de l’Association nationale des femmes médecins du Sénégal (AFEMS), Fatou Samba Ndiaye, préconise le recours à la dose unique de vaccin contre le papillomavirus humain (HPV), pour que le Sénégal puisse atteindre les objectifs que le pays s’est fixés dans ce domaine.

Nous sommes en train de nous battre aux côtés de notre tutelle, pour rendre disponible la dose unique du vaccin papillomavirus humain (HPV) ici, au niveau du pays, pour pouvoir au moins atteindre les objectifs fixés par le pays, mais également par l’Organisation mondiale de la Santé, c’est-à-dire vacciner 9 jeunes filles sur 10”, a-t-elle déclaré.

Mme Ndiaye prenait part à un atelier de plaidoyer pour le renforcement et l’augmentation de la couverture de l’immunisation contre le HPV, une rencontre tenue mercredi à Dakar.

Nous avions un petit problème lié à la double dose, raison pour laquelle nous recommandons la vaccination à dose unique, qui nous permettrait d’avoir le maximum de couverture vaccinale en une seule dose”, a expliqué la praticienne.

Selon l’OMS, une dose unique de vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) offre une protection robuste, comparable au schéma à deux doses pour les filles et jeunes femmes de 9 à 20 ans. Cette stratégie vise à simplifier la vaccination, augmenter la couverture et éliminer plus rapidement le cancer du col de l’utérus

La professeure Fatou Samba Ndiaye a souligné que pas moins de 1400 cas de cancer de col de l’utérus sont diagnostiqués par an, au Sénégal.

Face à cette situation, il fallait “faire quelque chose. Ne serait-ce que pour la prévention, pour éviter que ne survienne le cancer de col de l’utérus chez la femme”, a-t-elle indiqué pour justifier la tenue de cette activité de plaidoyer.

Elle juge le taux de couverture vaccinale très faible, au regard des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), portant sur environ “90% de couverture vaccinale”. Or, “le Sénégal est loin derrière ce taux”, a indiqué Mme Ndiaye sans plus de précision.

Le Sénégal était parti pour atteindre 80% de taux de couverture vaccinale avant la pandémie de la COVID-19, “mais malheureusement, avec le COVID, nous avons perdu tous nos acquis, d’où l’intérêt de revoir cette vaccination, pour arriver au moins à faire vacciner ne serait-ce que 9 jeunes filles sur dix, pour pouvoir atteindre les objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la Santé”.

Fatou Samba Ndiaye a par ailleurs pointé les disparités dans la couverture vaccinale, en fonction des zones.

Quand on va vers le sud, on est aux alentours de 60%, dans les zones centre, on est aux alentours de 30%, alors que vers la zone nord, on est aux alentours de 40%”, a-t-elle expliqué.



APs

Mame Fatou Kebe