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Position politique de l’UPS sur la coalition DIOMAYEPRÉSIDENT : la cohérence idéologique et les conditions d’un retour


Rédigé par leral.net le Vendredi 6 Mars 2026 à 21:10 | | 0 commentaire(s)|

“Chers Journalistes, j'ai été informé de la disponibilité de mon badge au niveau du siège de la coalition DIOMAYEPRÉSIDENT pour la journée de demain qui sera présidée par le président de la coalition SEM Bassirou Diomaye Faye alors que notre parti ne fait plus parti de cette formation.

Notre retrait de la coalition n’est ni un acte impulsif ni une posture conjoncturelle. Il est le résultat d’un désaccord de fond entre une formation politique souveraine l’Union des Panafricains Sénégalais (UPS) et un cadre de coalition devenu politiquement flou, stratégiquement imprécis et institutionnellement déséquilibré.

Une coalition est un instrument politique.

Un parti politique est une entité idéologique et juridique permanente.
Lorsque l’instrument entre en contradiction avec l’identité, c’est l’identité qui doit prévaloir.

La question stratégique internationale : la candidature de Macky Sall. L’UPS considère que la candidature de l’ancien Président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies dépasse le cadre partisan.
Il s’agit :
d’un enjeu de souveraineté symbolique ;
d’une opportunité diplomatique majeure pour le Sénégal ;
d’un signal panafricain fort dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale.

Refuser de soutenir une telle candidature tout en se revendiquant du panafricanisme ou du patriotisme crée une rupture de cohérence.

Le panafricanisme n’est pas sélectif encore moins le patriotisme. Ils impliquent la défense des intérêts nationaux et africains sur la scène mondiale, indépendamment des clivages internes.

Lorsque la question officielle du soutien de l’État a été posée, la réponse indiquant l’absence d’échanges entre le Président de la République et le Premier ministre a installé une ambiguïté dangereuse.

Or, en matière diplomatique, la prérogative appartient au Chef de l’État. La diplomatie ne peut être flottante. Elle doit être centralisée, assumée et stratégique. Cette absence de clarté a produit de la zizanie dans l’opinion et fragilisé l’image institutionnelle du Sénégal.

Sur la question de la représentation du Chef de l’État à Addis-Abeba.

L’UPS a exprimé son désaccord quant à la représentation du Président de la République par le Premier ministre Ousmane Sonko lors du sommet ordinaire de l’Union africaine.

Notre position ne relevait ni d’une hostilité personnelle ni d’un calcul politicien, mais d’un principe institutionnel :
Dans une phase de tension politique interne, toute représentation internationale doit être calibrée pour éviter les ambiguïtés de légitimité et les interprétations concurrentes.
Les événements qui ont suivi ont démontré que notre prudence était fondée.

Le déséquilibre interne due à l'abandon des alliés, promotion des adversaires. Il existe une contradiction grave :
Les membres loyaux de la coalition subissent sanctions, marginalisations ou exclusions.
Dans le même temps, certains acteurs issus d’un passé conflictuel sont responsabilisés en plus des membres véreux de Pastef.

Ce déséquilibre crée un sentiment d’injustice et détruit la confiance.
On ne peut déclarer une confrontation politique d’un côté et, de l’autre, distribuer des responsabilités à ceux qui ont constamment affaibli les institutions ou la fonction présidentielle, tout en laissant les alliés historiques sans protection.
Une coalition n’est pas un champ de bataille sacrificiel.

Les conditions politiques minimales pour un retour: Notre volonté de retour existe.
Mais elle repose sur des préalables non négociables.

1. Soutien officiel et obligatoire de l’État à la candidature de Macky Sall,

L’État du Sénégal doit :
annoncer officiellement son soutien à cette candidature ;
mobiliser son appareil diplomatique en faveur de celle-ci ;
inscrire cette position dans une stratégie panafricaine assumée.
Il ne peut y avoir d’ambiguïté. Le silence ou la neutralité équivaudrait à un désaveu.

2. Rétablissement de la justice interne

Réhabilitation du Dr Cheikh Dieng.
Rétablissement de l’inspecteur Ibrahima NDONG injustement écarté d’une structure liée à la SENELEC(CUSEOL).
Réintégration du membre de la coalition renvoyé d’un ministère pour son engagement.
Un pouvoir qui n’assure pas la protection minimale de ses alliés fragilise toute architecture politique.

3. Clarification stratégique présidentielle

Le Président de la République doit clairement indiquer :
Quelle est sa vision politique à moyen et long terme.
Quelle est la place exacte de la coalition dans cette vision.
Quelle est la stratégie électorale future.
Quel est le rôle réel des partis membres.
Un parti ne peut rester de 2017 à 2026 dans une posture d’attente permanente.

4. Responsabilité gouvernementale et crédibilité institutionnelle

Les crises récentes ont entamé la confiance.
La gestion des événements universitaires et les contradictions dans la communication officielle exigent des responsabilités politiques claires.
La crise universitaire ayant conduit à la mort d’un étudiant, ainsi que les contradictions observées dans la communication officielle, imposent des responsabilités politiques.


Nous demandons :
le limogeage du ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba CISSÉ;
le limogeage de la ministre de la Justice gardes des Sceaux Yassine Fall pour insuffisances constatées ainsi cela des Affaires étrangères;
et une réévaluation sérieuse du ministère de l’Enseignement supérieur.
Un remaniement profond, voire une réévaluation complète de l’architecture gouvernementale, est nécessaire pour restaurer la crédibilité.

VI. Deux trajectoires possibles

Nous sommes à un carrefour.
Option 1 : Clarification et reconstruction
Si le Président clarifie sa vision, corrige les déséquilibres et assume une ligne politique cohérente, l’UPS est prête à revenir et à travailler loyalement.

Option 2 : Maintien du flou

Si l’ambiguïté persiste, l’UPS prendra ses responsabilités :
Structuration autonome,
Nouvelle dynamique politique,
Éventuellement nouvelle coalition(SOPI SUNU REW) alignée sur ses principes.

Notre position est fondée sur trois piliers :
Cohérence idéologique (panafricanisme assumé).
Clarté institutionnelle (respect des prérogatives et des équilibres).
Justice politique interne (protection des alliés).
Nous ne cherchons ni confrontation ni rupture définitive.

Nous demandons de la clarté, de la cohérence et du respect.
L’UPS est un parti responsable.
Et un parti responsable ne navigue pas dans le brouillard.”

Le Président M. Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais - UPS


Ousseynou Wade