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Positions partisanes mises à part, la candidature de Macky Sall ne devrait souffrir d’aucune opposition de Sénégalais.


Rédigé par leral.net le Lundi 9 Mars 2026 à 16:14 | | 0 commentaire(s)|

Pour la première fois, un fils du Sénégal est officiellement candidat à l’un des postes diplomatiques les plus prestigieux au monde : celui de Secrétaire général des Nations Unies. Et il s’agit, de surcroît, d’une figure politique majeure — l’ancien chef de l’État, le président Macky Sall.

Il est concevable, pour des raisons politiciennes compréhensibles, que le régime actuel du Sénégal n’affiche pas immédiatement son soutien à cette candidature. Cependant, un appui national, même tardif, s’impose comme un devoir à la fois moral et stratégique.

Durant ses douze années à la tête du pays, le président Macky Sall a incontestablement hissé la diplomatie sénégalaise à un niveau de visibilité et d’influence rarement atteint. Cette reconnaissance internationale s’est traduite par des retombées économiques tangibles, un développement accéléré des infrastructures et un prestige diplomatique renouvelé. Le Sénégal s’est ainsi imposé comme un acteur clé de la sous-région, du continent et même, de la scène mondiale.

Grâce à cette stature, notre pays a accueilli de nombreuses conférences internationales, dont la plus symbolique demeure celle de Dakar sur la Paix et la Sécurité. Le Sénégal a également vu l’installation de bureaux régionaux d’organisations internationales, notamment plusieurs agences des Nations Unies entre Dakar et Diamniadio, confirmant sa position de hub stratégique africain pour les grandes décisions géopolitiques.

De la CEDEAO à l’Union africaine, en passant par le Conseil de sécurité des Nations Unies, la diplomatie sénégalaise a su faire entendre sa voix. Sous la présidence de Macky Sall, le pays a défendu des positions fortes : la gestion collective des ressources en eau à travers l’exemple de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), la création d’un fonds vert pour réduire les inégalités liées au changement climatique, ou encore la reconnaissance d’un siège africain au G20.

En 2022, il a également dirigé avec succès, la participation africaine au sommet États-Unis–Afrique, obtenant des engagements d’investissement estimés à 55 milliards de dollars.

Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils procèdent d’une diplomatie cohérente et visionnaire, portée par un dirigeant qui connaît les mécanismes du système international et en comprend les enjeux. Pour le peu d’expérience que j’ai eu à ses côtés à New York, rares sont les réunions de haut niveau de l’Organisation des Nations Unies, où le président Macky Sall n’a pas été sollicité comme acteur majeur.

Du président Jimmy Carter en 1977, à Barack Obama en 2013, presque tous les présidents américains ont visité le Sénégal. La Reine d’Angleterre, le président chinois Xi Jinping, ainsi que de nombreux dirigeants européens et russes, s’y sont également rendus. Cet ancrage diplomatique repose sur une réputation de stabilité, de dialogue et de sérieux que Macky Sall a su entretenir et amplifier. Peu de pays africains disposent aujourd’hui, d’un tel capital de confiance sur la scène mondiale.

Bien entendu, dans une démocratie, le bilan d’un dirigeant peut légitimement susciter débats et critiques. Mais soutenir la candidature de Macky Sall, ne revient pas à se rallier à un camp politique. Il s’agit d’un enjeu national et continental qui doit transcender nos divergences, pour servir l’intérêt supérieur du Sénégal et de l’Afrique.

L’Afrique, aujourd’hui au cœur des enjeux de paix, de sécurité, de climat et de développement, mérite une voix forte au sein des grandes instances internationales. Porter un Africain, issu d’un pays reconnu pour sa stabilité diplomatique comme le Sénégal, à la tête de l’ONU, constituerait un symbole puissant d’un multilatéralisme plus équilibré et inclusif.

Le président Macky Sall, qui a occupé toutes les plus hautes fonctions de l’État — ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, président de la République — et qui a également dirigé l’Union africaine, incarne cette expérience et cette stature internationale recherchées par le système onusien.

Son élection serait une victoire, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’ensemble du continent africain et pour l’idée d’une gouvernance mondiale plus juste.

Au-delà des clivages, sachons porter cette candidature avec fierté et lucidité. Elle ne peut être que bénéfique pour le Sénégal, pour l’Afrique et pour le monde.







Elhadji Amadou Ndangane Ndao