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Heures des prières

Ramadan : pourquoi personne ne rompt le jeûne à la même minute

Rédigé par leral.net le Samedi 12 Septembre 2026 à 05:00 |

Chaque année, la même scène : dans une famille, l’un rompt le jeûne à l’appel de la radio, l’autre attend deux minutes de plus, un troisième a déjà bu. Ces écarts ont des causes précises.

Le maghrib n’est pas une convention

Contrairement au sobh et à l’icha, le maghrib ne dépend d’aucun angle discuté : il correspond au coucher du soleil, moment astronomique calculable à la seconde. Les écarts ne viennent donc pas du calcul lui-même.

Les quatre causes réelles d’écart

  1. La ville. Vingt minutes séparent Kédougou de Dakar. Suivre un appel diffusé depuis la capitale fait rompre en retard à l’est du pays.
  2. L’horizon. Le calcul suppose un horizon dégagé. En ville, derrière des immeubles, le soleil disparaît plus tôt que l’heure théorique.
  3. La marge de prudence. Beaucoup de mosquées ajoutent une ou deux minutes après l’heure calculée.
  4. Le décalage de diffusion. Un appel retransmis à la radio ou à la télévision arrive avec quelques secondes de retard, davantage en streaming.

L’imsak, l’autre source de confusion

L’imsak est une marge de précaution placée avant le sobh, généralement de dix à vingt minutes selon les calendriers. Ce n’est pas l’heure limite elle-même. Certains s’arrêtent à l’imsak, d’autres au sobh ; les deux pratiques coexistent dans les familles sénégalaises.

Le plus simple

  • Choisir un calendrier calculé pour sa propre ville et s’y tenir tout le mois.
  • Se caler sur la mosquée du quartier plutôt que sur une radio nationale.
  • Vérifier une fois pour toutes le réglage de son application, plutôt que de la corriger chaque soir.

La journée de jeûne se compte du sobh au maghrib. Deux minutes de discussion en famille n’y changent rien — mais savoir d’où elles viennent évite d’en discuter tous les soirs.