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Rapport Cour des Comptes 2016: Cartographie des risques non respectée par les Agences de l’Etat

L’existence d’une cartographie des risques est une bonne pratique pour une vue globale des risques stratégiques et opérationnels d’une entité et la mise en place de dispositifs et procédures de prévention. Cet outil de management stratégique, permet d’exercer les contrôles adéquats en fonction des risques identifiés au sein de la structure et aide à avoir un impact sur la réalisation de ses objectifs.


Rédigé par leral.net le Lundi 3 Février 2020 à 13:23 | | 0 commentaire(s)|

La Cour a constaté dans son rapport 2016 que, hormis l’AGEROUTE, les autres agences n’ont pas élaboré une cartographie des risques. Toutefois, pour l’ANIDA, un dispositif similaire de management qualité avec une cartographie générale des processus, certification ISO 9001-version 2008, existe depuis mars 2011.

La satisfaction de cette diligence par deux entités sur un échantillon de quatorze, justifie la nécessité de rappeler aux organismes concernés, l’importance de renforcer le dispositif de contrôle interne afin de préserver la sécurité de l’activité et faciliter l’atteinte des objectifs de la structure.

A titre illustratif, à l’ANAT, l’analyse des comptes a montré que l’ancien Agent comptable, M. Mansour DIOUF, a effectué des prélèvements pour un montant de 134.053.000 FCfa en 2011 et 16.902.600 FCfa en 2012 sur le compte bancaire de l’Agence, logé à la Caisse nationale de Crédit agricole du Sénégal (CNCAS). Mansour DIOUF n’ayant pas justifié l’utilisation des fonds retirés, une provision pour un montant total de 150 955 600 F CFA a été constituée.

A l’ANAMO, l’analyse des pièces de règlement des demandes de renseignement et de prix a mis en évidence des anomalies dans les procédures de règlement des fournisseurs et prestataires. En effet, il est ressorti des travaux que, sur les exercices 2013 et 2014, trente et un (31) chèques d'un montant de 15 433 256 FCfa, normalement assujettis à la procédure de compensation, ont fait l'objet de retrait d'espèces en banque.

A l’APDA, l’ancien Directeur général, M. Oumar Samb, a opéré des prélèvements fréquents sur le fonds de garantie des projets artisanaux, destiné aux opérateurs du secteur artisanal, pour faire face à des besoins de trésorerie et couvrir des dépenses de fonctionnement de l’Agence. Ces dépenses n’ont pas été justifiées par l’ancien Directeur général, pour des montants de 23 835 924 FCfa en 2007, 1 833 924 FCfa en 2008, 20 000 000 FCfa en 2010, 23 468 845 FCfa en 2011 et 2 700 000 FCfa en 2012.

Il s’y ajoute l’absence de cellule d’audit interne dans plusieurs agences, pour un bon suivi du contrôle interne et la prévention des risques. La Cour a constaté des incohérences réelles dans les informations budgétaires et comptables produites par les agences.




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