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Rapport de la Banque mondiale : «La croissance du Pib sur le continent passe de 4,5% en 2014 à 3% en 2015», selon Mme Punam Chuan-Pole

L’économiste en chef par intérim de la Région Afrique pour la Banque mondiale, Mme Punam Chuan-Pole a indiqué, ce lundi, à Washington, lors de la publication du rapport de la Banque mondiale dénommé, «Africa Pulse», que la baisse des prix des matières premières a ralenti la croissance du Pib sur le continent, qui est passée de 4,5% en 2014 à 3% en 2015. Cependant, l'adjointe du Sénégalais Makhtar Diop a ajouté aussi que ce taux de croissance est le moins élevé depuis 2009.


Rédigé par leral.net le Lundi 11 Avril 2016 à 18:53 | | 0 commentaire(s)|

Rapport de la Banque mondiale : «La croissance du Pib sur le continent passe de 4,5% en 2014 à 3% en 2015», selon Mme Punam Chuan-Pole
«En 2015, l’activité économique a ralenti en Afrique subsaharienne avec en moyenne une croissance du Pib de l’ordre de 3,0 %, au lieu des 4,5 % enregistrés en 2014», a déclaré, ce lundi, à Washington, en marge de la publication du rapport semestriel du Groupe de la Banque mondiale. Poursuivant, elle précise : «Il s’agit du taux de croissance le moins élevé depuis 2009». Cette régression de la croissance qu’elle explique par le fait que : «les cours des matières premières – en particulier ceux du pétrole qui ont chuté de 67 % entre juin 2014 et décembre 2015 – et à l’atonie de l’économie mondiale, surtout du côté des marchés émergents». Aussi dit-elle, «dans certains pays, des facteurs internes, comme les pénuries d’électricité, la sécheresse, l’incertitude politique et des menaces pour la sécurité nationale sont venus aggraver les conséquences négatives de la baisse des prix des matières premières».
En revanche, précise-t-elle, «l’embellie économique s’est poursuivie dans d’autres pays qui affichent toujours une croissance robuste. C’est le cas des pays importateurs de pétrole tels que le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie, ou encore de la Côte d’Ivoire, qui a bénéficié d’un contexte économique favorable et d’une augmentation des investissements». D’ailleurs, dit-t-elle «la croissance économique devrait dans l’ensemble rebondir en 2017 et 2018, pour atteindre 4,5 %». Elle ajoute, par ailleurs, que la mauvaise conjoncture internationale devrait continuer de nuire à l’économie de la région. «De nombreux pays manquent de marges de manœuvre politique pour amortir ces chocs. Les perspectives de croissance économique en Afrique sont compromises par les retards dans la mise en œuvre des ajustements nécessaires face à la baisse des recettes tirées des exportations de matières premières et à l’aggravation des épisodes de sécheresse», justifie-t-elle.
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop a, pour sa part, déclaré que les pays sont en train de s’adapter à une conjoncture mondiale économique plus difficile mais les gouvernements devront redoubler d’efforts pour mobiliser davantage leurs ressources nationales. «Cette tendance à la baisse des cours des matières premières, en particulier ceux du pétrole et du gaz, rend nécessaire la mise en œuvre de réformes susceptibles de libérer le potentiel de croissance en Afrique et de fournir une électricité abordable à la population», a-t-il souligné.
Fara Mendy



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