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Red Brody de Human Rights Watch: « Jammeh a exécuté 56 migrants et les a enterrés au Sénégal »


Rédigé par leral.net le Jeudi 25 Octobre 2018 à 10:19 | | 0 commentaire(s)|


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Yahya Jammeh enterrait ses victimes au Sénégal. C’est au détour d’une conférence de presse animée, hier, par Reed Brody, célèbre défenseur des Droits de l’homme, surnommé par certains « le chasseur des dictateurs », que la nouvelle est tombée.

En effet, l’avocat américain, spécialisé dans la défense des victimes des régimes dictatoriaux et porte-parole de l’Ong Human Rights Watch, a affirmé, haut et fort, que l’ancien homme fort de Banjul avait fait du Sénégal son « cimetière personnel », en y enterrant ses victimes, froidement abattues par les « Junglers », l’Escadron de la mort du natif de Kanilaï.

Tout est parti d’une enquete menée par Human Rights Watch, en collaboration avec les victimes de Jammeh. En effet, après la chute du dictateur gambien, note le spécialiste des questions juridiques de Human Right Watch, un travail a été entamé, pour démasquer les crimes perpétrés par Jammeh, durant son règne.

Ainsi, les conclusions de l’enquête ont révélé que « Yahya Jammeh a massacré 56 migrants de nationalités ghanéenne, togolaise, nigériane, ivoirienne et sénégalaise ».Des données inscrites dans le Rapport de Huamn Rights Watch et TRIAL International, publié en 2018, faisant état d’un seul et unique rescapé de ce massacre, nommé Martin Kyrere, ressortissant ghanéen. Si l’on se fié à l’enquête, les massacres ont eu lieu dans la forêt gambienne.

Cependant, force est de constater que, malgré le désir intense de traduire l’ancien dictateur gambien en Justice, ce projet va, certainement, buter sur le refus catégorique du Président équato-guinéen d’extrader son hôte gambien. Sur ce point, Human Rights Watch tape du poing sur la table et exige de la Guinée Equatoriale, à défaut de le juger, de l’extrader comme le prévoit le Droit international.

D’ailleurs, Human Rights Watch a tenu à rappeler à la Guinée équatoriale, son engagement à ratifier la convention des Nations-Unies contre les crimes et les tortures. Une manière d’inviter la Guinée Equatoriale à livrer Jammeh. Le cadre a été saisi par Brody, pour dire que cette enquête n’est que la partie visible de l’isberg, en ce sens que, dit-il, « les victimes de Jammeh se comptent par milliers ».






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