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Renvoi des témoins à mercredi - Le juge Malick Lamotte: "Il y a des limites pour admettre la présence des témoins..."


Rédigé par leral.net le Lundi 5 Février 2018 à 15:14 | | 0 commentaire(s)|

Le procès du maire de Dakar et de ses co-prévenus dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, est entré ce lundi dans sa seconde phase. Après le rejet vendredi, des exceptions de nullité et l’annulation de la procédure, l’heure est au débat au fond.

Dès l’ouverture de l’audience à 9 h05 mm, le président de la séance Malick Lamotte s’est assuré d’abord de la présence des 8 prévenus dans la salle en procédant à leur appel. Il s’agit du premier magistrat de ville de Dakar Khalifa Ababacar Sall et des sept proches collaborateurs à savoir les nommés Mbaye Touré (directeur administratif et financier), la dame Fatou Traoré (assistante du directeur administratif et financier), Amadou Moctar Diop (coordinateur de l’inspection générale des services municipaux) , Ibrahima Yatma Diaw (chef de le division financière et comptable), Yaya Bodian (Chef du bureau et du budget), Ibrahima Touré et Mamadou Omar Bocoum.

Suite à cette formalité, le juge a signifié aux deux témoins cités par le Procureur (Cheikh Ibrahima Traoré et le nommé Abdoulaye Diagne) ainsi qu’aux 20 témoins de la défense, qu’ils ne pourront pas assister aux débats d’audience. «Le tribunal propose de renvoyer les témoins jusqu’à mercredi conformément à la loi. Il y a des limites pour admettre la présence des témoins dans le cadre d’une procédure», a-t-il précisé, avant d’inviter les prévenus à s’expliquer sur les faits qui leurs sont reprochés.

Déclaration préliminaire du maire de Dakar Khalifa Sall

Un peu plus tôt, Me François Sarr, coordonnateur du collectif des avocats de la défense, a adressé au tribunal une demande de Khalifa Sall, qui souhaitait faire une déclaration. Le juge a accepté en rappelant que ce ne pourrait être « une lecture de déclaration écrite, ni un interrogatoire ».

"Je voudrais vous remercier monsieur le juge de votre compréhension. Depuis 11 mois ce pays ne bouge car le maire de la capitale que je suis et mes collaborateurs sont attraits devant cette barre pour des faits très graves. Toutefois, je tiens à vous préciser comme à l’opinion publique que le fondement de ma présence dans cette salle est purement politique parce qu’elle découle de faits et raisons politiques. J’ai accepté de venir pour me défendre et laver mon honneur.

Car je ne suis pas quelqu’un qui prend et je n’ai jamais pris dans ma vie. Entre juin 2012 et septembre 2012, on m’a proposé un marché, j’ai décliné. Raison pour laquelle on a voulu me le faire payer en 2014. Et comme cette dernière n’a pas marché, je suis ici aujourd’hui pour des faits très graves. Libérez mes collaborateurs et jugez-moi. Leur seul tort aujourd’hui, c’est d’être des collaborateurs du maire de Dakar, Khalifa Sall", a déclaré Khalifa Sall, avant que la dame Fatou Traoré ne soit appelée en premier devant la barre.

A suivre…

Kady FATY, leral.net



 



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