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Rilk Dacleu-Idrac, ce que dit le Tribunal correctionnel sur l’affaire de la "mule de Karim Wade"


Rédigé par leral.net le Vendredi 22 Juin 2018 à 09:49 | | 0 commentaire(s)|

C’est finalement le Tribunal correctionnel de Dakar qui va sûrement rétablir Rilk Dacleu-Idrac dans ses droits. L’homme d’affaires quataro-camerounais, alors présenté comme la mule de Karim Wade, était à la barre du Tribunal, hier, pour suivre les plaidoiries sur la requête qu’il avait introduite aux fins de restitution de ses biens, dont son passeport, retenus dans le cadre de la procédure.

Cette action judiciaire du jeune expert-financier est la dernière solution, après les maintes correspondances et relances des autorités camerounaise et qatarie adressées à l’Etat du Sénégal pour s’offusquer du «maintien » de M. Dacleu, en terre sénégalaise. Et c’est facilement que son avocat, Me Amadou Diallo, a défendu devant le tribunal la nécessité de prononcer la restitution de ses biens. Dans sa plaidoirie, le conseil a produit les faramineuses factures d’hôtel de son client, qui avoisinent la trentaine de millions de Fcfa, depuis son élargissement le 3 mai dernier. Aussi a-t-il rappelé aux juges l’immobilisation de son avion au Maroc pendant plus de 3 semaines, dans l’espoir de régularisation de la situation afin que son équipage puisse venir le chercher.

Les arguments de droits développés par l’avocat ont convaincu le Procureur et les juges qui, exceptionnellement, ont accepté de délibérer sur le siégé. Seulement, même si la restitution du passeport et de ses biens de valeurs sera prononcée, il n’est pas à écarter que Rilk Dacleu Idrac assigne l’Etat du Sénégal en justice pour le préjudice subi.

Incarcéré pendant 10 mois et libéré de toutes les charges, retenu comme un « otage » au Sénégal avec des dépenses énormes et empêché de mener ses activités professionnelles dans son pays, la mule de Karim Wade et son avocat travaillent sur la réparation du préjudice. Il faut rappeler que M. Dacleu avait reçu les premiers objets, dont des montres de grande valeur, grâce à la pugnacité et la prise en main du dossier par le Directeur de l’Administration pénitentiaire. Et il espère de même pour les autres biens sur lesquels le Tribunal a statué, hier.




L’Observateur

 



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