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Sénégal : les quatre cimentiers répondent à la communication du Premier ministre Ousmane Sonko

Les quatre industries cimentières opérant au Sénégal ont réagi à la récente communication du Premier ministre Ousmane Sonko, dans un contexte marqué par les débats sur les conventions liant l’État aux grandes entreprises industrielles.


Rédigé par leral.net le Vendredi 13 Mars 2026 à 21:19 | | 0 commentaire(s)|

Dans un communiqué, les cimentiers indiquent que le secteur du BTP traverse depuis près de deux ans une période de ralentissement qui affecte l’ensemble de la chaîne de valeur de la construction, dont les cimenteries constituent un maillon essentiel.

Un secteur clé pour l’économie

Selon les industriels, la production de ciment joue un rôle central dans la réalisation des infrastructures nationales, notamment les routes, logements, écoles, hôpitaux et équipements publics. Ils soulignent également leur contribution importante aux finances publiques et à la croissance économique du pays.

Les entreprises du secteur affirment avoir réalisé plus de 600 milliards de francs CFA d’investissements au cours des cinq dernières années afin de renforcer leurs capacités industrielles et soutenir le développement du pays.

Plus de 10 000 emplois directs et indirects

Sur le plan social, les cimenteries mettent en avant leur impact sur l’emploi, avec plus de 10 000 postes directs et indirects, notamment dans les secteurs du transport, de la distribution et de la construction.

Elles affirment également participer à la formation professionnelle de jeunes Sénégalais et soutenir des initiatives sociales et économiques dans leurs zones d’implantation.

Des conventions signées avec l’État

Les industriels rappellent que les avantages fiscaux évoqués dans le débat public proviennent de mécanismes incitatifs accordés par l’État dans le cadre de conventions destinées à encourager l’investissement industriel.

Ils précisent que ces accords ont été conclus conformément aux dispositions du code minier en vigueur au moment de l’installation des cimenteries et comportent des clauses de stabilisation destinées à sécuriser les investissements.

Les cimentiers indiquent par ailleurs avoir récemment fait l’objet d’audits portant sur leurs contrats. Selon eux, les entreprises ont pleinement coopéré avec les autorités en fournissant toutes les informations demandées.

Attente des conclusions officielles

Les entreprises du secteur précisent que les rapports finaux de ces audits n’ont pas encore été officiellement publiés. Elles estiment que les conclusions devraient être présentées dans un cadre officiel afin de garantir une analyse objective des engagements de chaque partie.

Elles soulignent toutefois que ce débat administratif ne devrait pas remettre en cause les investissements industriels déjà réalisés.

Appel à un environnement stable pour l’investissement

Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et une hausse des coûts de l’énergie, du transport et des intrants industriels, les cimentiers alertent sur les risques de pression sur les coûts de production.

Ils estiment que la préservation d’un environnement stable et favorable à l’investissement industriel est essentielle pour soutenir la croissance économique et préserver le pouvoir d’achat des populations.

Les entreprises cimentières réaffirment enfin leur disponibilité à poursuivre un dialogue constructif avec les autorités, dans l’objectif de continuer à investir, créer des emplois et contribuer au développement économique du Sénégal.