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Serigne Sidy Ahmed Sy – Une « force tranquille » au cœur de la cité

On ne peut pas être face à Sidy Ahmed Sy Babacar sans se rappeler son illustre père, Serigne Babacar Sy. La ressemblance avec l’Homme au bonnet carré, est frappante pour tout visiteur qui franchit sa demeure chez Khalifa Ababacar Sy de la rue Thiers, actuelle Amadou Assane Ndoye. Derrière la bonhomie et toute la discrétion qui enveloppe ce septuagénaire, se cache une vaste culture et une parfaite connaissance des sciences et de l’art islamiques, forgées dans cette maison familiale nichée au cœur du quartier du Plateau.


Rédigé par leral.net le Vendredi 22 Septembre 2017 à 16:09 | | 0 commentaire(s)|

Sidy Ahmed Sy fait office de gardien du temple de Kër Serigne Babacar Sy. En gravant les escaliers qui mènent vers sa demeure, c’est le sourire et la douceur des gestes ou tout simplement le « dal » (tempérance) qui accueillent tous visiteurs qui accèdent dans l’intimité de l’homonyme de l’aîné d’El Hadji Malick Sy. Une bonhomie qui n’est pas sans rappeler son illustre père qui a fondé cette maison située à un jet de pierre de la zawia El Hadji Malick Sy. Une maison qui a été d’ailleurs un foyer ardent, où des générations de Dakarois feront leur apprentissage du saint Coran.

C’est dans cet endroit que Sidy Ahmed Sy a vu le jour en 1933. Fils de Cheikhal Khalifa Ababacar Sy et de Sokhna Rokhaya Ndoye, Sidy Ahmed Sy est confié au maître Masow Fall, chargé par Cheikhal Khalifa, de dispenser l’apprentissage du Coran dans la maison. La maîtrise du livre saint lui donne ainsi une base solide qu’il consolide ensuite sous la direction de Mayoro Diop.

Amadou Sarr, un Mohadam de El Hadji Malick Sy va alors se charger de l’initier aux autres sciences religieuses notamment le Mahamat Harriri, le Nahwou (grammaire) et autres livres de référence de la Charia. Le soufi Amadou Aly Mbaye intervient ensuite pour l’imprégner plus particulièrement au « Khilazou Zahab (l’Or décanté), œuvre biographique écrite par El Hadji Malick Sy.

Fort de ces pré-requis, Sidy Ahmed Sy fait sienne cette sainte maxime qui veut que le musulman doit « chercher le savoir du berceau au tombeau » et qu’il ne peut y avoir de frontières dans la recherche. Tivaouane, la cité de son grand-père, se révèle être cette citadelle qui lui permet d’étancher encore ce soif de connaissance et de spiritualité. Les multiples échanges qu’il a auprès de ses frères de Tivaouane,  lui seront très précieux dans sa formation. Le fils de Khalifa Ababacar Sy parachèvera une partie de sa formation dans le service militaire en 1956. Il en sortira un an après, avec un certificat de bonne conduite signé par le général Gerlotto.

Autodidacte dans la culture française et imbu des sciences de la Théologie, du droit et de la grammaire arabe mais aussi des arcanes de la doctrine Tidjane, Sidy Ahmed s’illustra également dans le domaine de l’art et particulièrement, dans la calligraphie. Cet art de l’écriture qu’il pratiquait en dilettante, était d’ailleurs l’une des particularités de son homonyme Sidy Ahmed Sy Malick qui avait, en son temps, écrit de ses propres mains, un exemplaire du Coran. Tout comme son frère ainé, Habib Sy disparu en 1976, après s’être distingué par une grande densité intellectuelle à côté de son père Serigne Babacar Sy.



SOURCEAsfiyahi.Org



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