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Ses terres accaparées, sa patente supprimée, un découpage abusif : Rufisque en rouge contre la Sococim et le ministre Oumar Guèye

Le Conseil municipal de Rufisque a fustigé hier jeudi, lors d’une réunion tenue à la Salle des Fêtes, les agressions dont la ville est victime, selon lui, depuis quelques années. Il s’agit, entre autres, de l’accaparement des terres de la part de la Sococim, de la baisse drastique des recettes, avec la suppression de la patente, et tout dernièrement, du découpage administratif qui a dépecé les terres de la cité coloniale au profit de la commune de Sangalkam.


Rédigé par leral.net le Samedi 2 Octobre 2021 à 09:43 | | 0 commentaire(s)|

Lors de cette réunion municipale, des conseillers municipaux de tous bords politiques, ont exprimé l’urgence de sortir de l’emprise de gens qui ont des « positions privilégiées temporaires ». Une allusion faite au ministre Oumar Guèye, artisan, en sa qualité de ministre des Collectivités territoriales, du découpage administratif qui a amputé Rufisque du 1/5e de ses terres.

« Considérant la lecture tendancieuse du décret 96-745 du 30 septembre 96 fixant les limites territoriales de la ville de Rufisque, rappelant la lettre 519 du 29 juin 2021 du maire de la ville adressée au président de la République relative au découpage administratif », les conseillers ont demandé de faire le bilan du profit-avantage de la cohabitation avec la Sococim.

« Considérant la boulimie foncière de la Sococim exercée sur les réserves de la ville au détriment des générations à venir et l’impact insignifiant de sa Rse sur sa terre d’accueil, (le Conseil) exige la restitution des terres de la ville conformément au décret 96-745 du 30 septembre 96 et du décret 2011 706 du 06 juin 2011; demande une répartition non déstabilisante et équitable de la CEL et une compensation du manque à gagner depuis sa mise en oeuvre ; demande une prise en charge des avis des experts sur la fermeture du canal ; exige un audit foncier et écologique et une évaluation de la Rse de la Sococim sur la ville de Rufisque », dit encore la résolution.

Une prise de position historique qu’il fallait adopter pour l’histoire, selon le conseiller Yatma Fall. d’adopter pour l’histoire. « C’est ici au niveau du Conseil municipal que les combats se gagnent ou se perdent. Nous devons engager ce combat. De plus en plus, nous observons et nous voyons que la Sococim est en train de se muer en agence immobilière. L’usine n’a pas besoin d’hectares de terres pour s’étendre en surface alors que, dans son autorisation, il lui est permis de creuser dans le sous-sol », fulmine M. Fall.

« Il est inconcevable que l’on assiste impuissants à la diminution des terres de Rufisque, sans lever le plus petit doigt ; d’autant plus que nous sommes une ville menacée par l’existence de la nouvelle ville de Diamniadio, du Ter, l’avancée de la mer. Si nous n’y prenons garde, Rufisque va devenir d’ici peu, une ville-dortoir. Il faut que le Conseil municipal se prononce et prenne position, pour que demain nul n’ignore la position du Conseil municipal sur ces questions », renchérit le conseiller à la ville de Rufisque.








Le Témoin



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