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Tendance baissière de la COVID-19: Un spécialiste évoque une fausse alerte

Depuis quelques jours, le nombre de contaminations de covid-19 connaît une tendance baissière au Sénégal. Cette baisse est due à plusieurs facteurs, mais, de l’avis de Dr. Mohamed Lamine Ly, spécialiste en santé publique, cette baisse peut être une fausse alerte. "L'As"


Rédigé par leral.net le Vendredi 27 Août 2021 à 09:25 | | 1 commentaire(s)|

Tendance baissière de la COVID-19: Un spécialiste évoque une fausse alerte
La pénurie de tests dans certaines régions médicales, les retards dans la délivrance des résultats des tests Pcr, entre autres, sont autant de facteurs qui peuvent biaiser la tendance baissière observée ces temps-ci, de l’avis de Dr. Mohamed Amadou Ly. Ce spécialiste en santé publique, qui a fait le diagnostic de la tendance baissière, s’est félicité du ralentissement de la pandémie, qui pourrait relever de divers facteurs.

A l’en croire, il s’agit notamment de l’effort des communautés dans la prévention, des facteurs climatiques, immunologiques ou autres. Toutefois, Dr. Mohamed Amadou Ly ajoute que le nombre officiel de cas pourrait être biaisé par une pénurie de tests signalée dans certaines régions médicales, «une non-satisfaction de la demande comme l’utilisation parcimonieuse des TDR antigéniques, des quotas journaliers dans les centres de santé et des retards dans la délivrance des résultats des tests PCR».

Pour ce qui est du nombre de cas de décès liés au coronavirus, Dr. Ly indique qu’il est faussé non seulement par la non-maîtrise des causes, «mais aussi par les décès communautaires (à domicile) ou dans des structures sanitaires privées».

En outre, il trouve important de cerner les déterminants de cette baisse éventuelle, car ce sera l’occasion unique d’intégrer la lutte anti-Covid-19 au sein des communautés. «C‘est dès maintenant que nous devons nous préparer pour une éventuelle prochaine vague et apprendre réellement, à vivre avec cette pandémie, avec le moins de préjudices possibles», affirme-t-il.

A l’en croire, il faudrait avoir une idée précise du niveau d’immunité collective, en menant à bien l’enquête sérologique qui se prépare.

«Il faut s’efforcer de mettre en place des réseaux impliquant le niveau communautaire, pour une notification la plus exhaustive possible du nombre de cas et des causes des décès», affirme t-il.





L’As



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