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Thiadiaye : il piège la femme de son oncle avec des vidéos intimes et finit devant le tribunal

À Thiadiaye, une affaire de chantage aux vidéos intimes choque l’opinion. Un jeune homme de 24 ans est accusé d’avoir conservé puis utilisé des contenus privés de l’épouse de son oncle pour lui réclamer des faveurs sexuelles et de l’argent. Le dossier, examiné par le Tribunal de Mbour, a provoqué une vive indignation.


Rédigé par leral.net le Vendredi 22 Mai 2026 à 10:15 | | 0 commentaire(s)|

Le Tribunal de Mbour s’est penché sur une affaire de « sextorsion » qui défraie la chronique à Thiadiaye. Au centre de cette affaire sensible, I.F. Gaye, 24 ans, poursuivi pour collecte et diffusion d’images à caractère pornographique au préjudice de l’épouse de son oncle.

Selon les faits rapportés, la victime, A. Ndiaye, dont le mari réside en Europe, avait enregistré des vidéos intimes destinées à ce dernier. Ne maîtrisant pas suffisamment les outils numériques, elle avait sollicité l’aide du neveu de son époux afin d’envoyer les contenus via WhatsApp.

Mais après avoir effectué l’envoi, le jeune homme aurait discrètement conservé une copie des vidéos sur son téléphone portable.

Quelques jours plus tard, il aurait acheté une nouvelle carte SIM pour masquer son identité avant de reprendre contact avec la victime. D’après les éléments du dossier, il lui aurait d’abord réclamé des relations sexuelles en échange du silence. Face au refus catégorique de la dame, il serait ensuite passé au chantage financier, menaçant de diffuser les images sur les réseaux sociaux tout en proférant des insultes.

Très éprouvée, la victime a finalement porté plainte auprès de la gendarmerie de Thiadiaye. Les investigations techniques menées par les enquêteurs ont permis d’identifier puis d’interpeller le suspect, qui a été placé sous mandat de dépôt à la prison de Mbour.

À la barre, le prévenu a reconnu les faits et présenté ses excuses. De son côté, la plaignante a fait part de sa profonde détresse et de sa peur de voir les vidéos circuler publiquement. Malgré le préjudice subi, elle n’a réclamé aucun dommage et intérêt.

Le procureur a requis une application rigoureuse de la loi. Le verdict est attendu le 26 mai prochain.