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Les nafilas

Nafilas : ce que sont vraiment les prières que l’on ajoute aux cinq

Rédigé par leral.net le Mardi 8 Septembre 2026 à 05:30 |

On les appelle nafilas, et beaucoup de fidèles les accomplissent sans toujours savoir ce qui les distingue des cinq prières quotidiennes. Voici l’essentiel, en clair.

Obligatoire, surnéraire : la différence

Les cinq prières quotidiennes sont prescrites. Les nafilas — le mot vient d’une racine qui évoque le surplus, le supplément — sont des prières accomplies en plus. Elles ne remplacent jamais une prière obligatoire manquée ; elles s’y ajoutent.

Les grandes familles de nafilas

  • Les rawatib, attachées aux prières obligatoires : avant ou après le sobh, le zuhr, le maghrib, l’icha.
  • Le witr, qui clôt les prières de la nuit par un nombre impair de rakats.
  • Le tahajjud, accompli après un temps de sommeil, dans la dernière partie de la nuit.
  • Les nafilas d’occasion : à l’entrée à la mosquée, après les ablutions, avant un voyage, en cas de besoin particulier.
  • Le tarawih, propre aux nuits du Ramadan.

Pourquoi elles comptent dans la pratique sénégalaise

Dans les foyers religieux du pays, les nafilas structurent la nuit autant que les cinq prières structurent le jour. Les veillées des grandes cérémonies, les nuits du Ramadan, les pratiques des daaras : l’essentiel de ce temps de prière relève du surnéraire, pas de l’obligatoire.

Ce qu’il faut savoir avant de s’y mettre

La règle que rappellent les imams est constante : mieux vaut une pratique régulière et modeste qu’un effort intense abandonné au bout d’une semaine. Deux rakats accomplis chaque nuit valent mieux que vingt une seule fois. Pour les modalités précises, l’imam de votre mosquée reste la référence : les écoles juridiques ne disent pas exactement la même chose sur le nombre et l’ordre.