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Ababacar S. Ndiaye, sur la violence à l’Ucad : «Certains responsables du COUD et du pouvoir politique cherchent aussi à contrôler le mouvement étudiant»

Longtemps terré dans un silence de cathédrale, après avoir été sous le feu des projecteurs de la presse lorsqu’il était aux affaires, en tant que Secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), de 2010 à 2016, avec des combats tous les jours dont notamment celui contre le fameux texte sur la gouvernance des universités, Professeur Ababacar Sadikh Ndiaye sort du bois. Et c’est pour mettre au banc des accusés les pouvoirs politiques, certains doyens de Facultés, ainsi que le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) dans cette violence permanente qui règne au sein de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Sudonline


Rédigé par leral.net le Dimanche 18 Juillet 2021 à 09:24 | | 0 commentaire(s)|

Ababacar S. Ndiaye, sur la violence à l’Ucad : «Certains responsables du COUD et du pouvoir politique cherchent aussi à contrôler le mouvement étudiant»
Dans ce premier jet de l’entretien accordé à Sud Quotidien, le Pr Ndiaye passe en revue les divers impairs qui expliquent la violence en milieu universitaire. Quant au second jet à suivre, il endossera sa toge de… candidat indépendant à la mairie de Fann-Point E-Amitié


A la question, « Qu’est ce qui explique cette explosion de la violence à l’Ucad ? », il ; note qu’on a commencé à mettre entre les mains des dirigeants des Amicales des sommes d’argent de plus en plus importantes. Ils avaient la possibilité de distribuer des chambres, etc. Toute chose qui n’était pas du ressort des étudiants.

« Ces étudiants exerçaient une sorte de violence «institutionnelle» sur leurs autres camarades qui sont ignorants des textes, en leur faisant croire que c’est eux qui doivent les représenter dans les instances. Non, les représentants des Amicales ne représentent pas les étudiants. Ce n’est pas obligatoire. Parce que, tant que vous avez votre carte, vous êtes étudiant. Et on n’est pas obligé d’être dans l’Amicale ».

Il ajoute que « ça aussi, c’est le fait à la fois, des responsables du COUD, de certains doyens et des pouvoirs politiques qui cherchent à contrôler le mouvement étudiant à travers ces soi-disant représentants. C’est là où réside le problème. En résumé, c’est la confusion de ces trois-là, c’està-dire le syndicalisme estudiantin, les amicales et la représentation dans les instances statutaires académiques qui fait cette confusion de rôle. Maintenant, quand l’argent est dedans, c’est un problème »



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