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Arrêt de la CEDEAO : Aymérou Gningue et Me Oumar Youm contredisent Moustapha Cissé Lô


Rédigé par leral.net le Lundi 16 Juillet 2018 à 08:58 | | 0 commentaire(s)|


Le vice-président de l’Assemblée nationale et président du parlement de la Cedeao, Moustapha Cissé Lô a affirmé samedi que «l’Etat du Sénégal a l’obligation de respecter l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao » sur l’affaire du maire de Dakar Khalifa Sall. « L’Etat du Sénégal s’est engagé et a l’obligation de respecter cet arrêt. Pour le reste, c’est le gouvernement, les avocats et les juristes qui vont expliquer cet arrêt et en connaître le contenu, savoir ce que dit l’arrêt, c’est fondamental », a-t-il martelé. Une position qui est en porte-à faux d’avec celles de ses camarades de parti. Aymérou Gningue et Me Oumar Youm qui s’exprimaient à sa suite, suggèrent de jeter cet arrêt à la poubelle, informe « Le Témoin ».

Pour Aymérou Gningue en l’occurrence, l’Etat n’a pas l’obligation de respecter cet arrêt parce qu’ «il n’y a pas eu de condamnation ». « Aujourd’hui, l’opposition veut se braquer sur le fait qu’on a dit qu’il y a eu quand même des choses qui se sont passées. Et, pour lesquelles l’État du Sénégal a été condamné à payer à tous les requérants, la somme de 35 millions de francs CFA. Mais qu’est-ce qu’ils disent derrière, c’est que les requérants ont été déboutés. Cela veut dire qu’il n’y a pas eu de condamnation », tente de convaincre le président du groupe parlementaire de BBY.

Pour sa part, Me Oumar Youm rappelle que la Cour de justice de la CEDEAO n’est pas une juridiction d’appel. « Cette décision ne peut pas impacter sur les poursuites qui ont été engagées concernant Khalifa Sall », estime-t-il, tout en précisant que la Cour avait les moyens d’ordonner la libération de Khalifa Sall, ce qu’elle a eu à faire avec d’autres cas similaires, mais elle s’est abstenue de le faire pour ce cas.

Selon le responsable apériste du département de Mbour, « ce qu’il faut retenir en réalité dans cette décision de la Cour, c’est qu’elle n’impose aucune forme de mesure aux juridiction du Sénégal. Ces derniers sont des juridictions souveraines, qui rendent des décisions de justice au nom et pour le compte du peuple sénégalais. Il n’y a pas une autre juridiction capable de rendre justice sur le territoire du Sénégal. Donc, j’en appelle à la raison, à la sérénité et ayons confiance en la justice de notre pays qui est composée de professionnels », soutient le Directeur de Cabinet du président de la République.



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