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Ce qu’il faut savoir sur le GIGN


Rédigé par leral.net le Samedi 10 Novembre 2018 à 17:59 | | 0 commentaire(s)|

Ce qu’il faut savoir sur le GIGN

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Le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) est la doyenne des unités spéciales des forces de sécurité et de défense sénégalaises. Son acte de naissance remonte au 20 janvier 1982 (décret 82-12/PR/MFA), mais il existe depuis 1978.

«Basé à Dakar, sa compétence s’étend sur l’ensemble du territoire national. Le Gign est une unité d’élite formée pour l’intervention spéciale ainsi que pour la sécurité et la protection», indique le capitaine Demba Ciré Ly, commandant du Gign, dans un entretien avec L’AS.

Gambie, Guinée-Bissau, Mali

L’unité d’élite peut se déployer aussi à l’étranger. Exemple, confie le capitaine Ly, «l’Onu avait demandé au Sénégal de fournir une Swat au Mali. Les militaires du Gign sont la composante de cette unité ; c’est une équipe d’Intervention rapide qui est intégrée au détachement de la Minusma-Gendarmerie».

Toujours dans le cadre de ses missions hors du pays, le Gign assure la protection du Président gambien Adama Barrow. Trente-sept ans auparavant, il avait sauvé d’un putsch le prédécesseur de Barrow, Daouda Diawara.  

Lors de la guerre de 1998 en Guinée Bissau, c’est le Gign qui assurait la sécurité du Président Nino Vieira. Ce dernier sera assassiné quelques temps après le départ des gendarmes sénégalais.

En 2012, les éléments du Gign réussiront l’exfiltration de l’ancien Président malien, Amadou Toumani Touré après le putsch du capitaine Sanogo. Depuis cette date, il assure la sécurité de celui qui était en exil à Dakar avant d’avoir l’autorisation de retourner dans son pays.  

Ino, Alex…

Des hauts faits d’armes, le Gign en compte aussi au plan national. Démantèlement de la bande à Ino et Alex : les «super gendarmes» auront raison des «super criminels» «dans un village de la région de Saint-Louis», se souvient le capitaine Ly. Qui signale : «Un militaire du Gign fut blessé par balle au cours de ces opérations.»

Un jour de 2007, un forcené prend en otage sa femme. Les éléments de la brigade de gendarmerie compétente furent déployés sur les lieux. «Ils furent assaillis par des coups de feu», se soucient Demba Ciré Ly. Le Gign fut alors déployé pour mettre fin à la prise d’otage.»

L’arrestation des présumés auteurs du massacre de Boffa Bayotte est également à mettre à l’actif du Gign. «Le professionnalisme de l’unité permit l’arrestation d’une vingtaine d’individus ainsi que la saisie d’armes», exulte son commandant.

«Bienvenue aux femmes !»

Avec de telles missions, les portes du Gign ne sont pas ouvertes au premier venu. D’ailleurs, renseigne le capitaine Demba Ciré Ly, «l’efficacité de ce groupe repose sur une sélection particulièrement rigoureuse des candidats (rares sont les militaires qui arrivent à passer l’ensemble des épreuves) et un entraînement quotidien aussi bien physique que technique, qui permet d’avoir un personnel spécialement qualifié dans de nombreux domaines : explosifs, négociations, tirs d’élite, plonges, observation/recherche».

Le Gign est l’un des terrains de l’armée qui ne s’est pas encore féminisée. L’unité ne compte aucune femme. Et il n’y a jamais eu de candidate.

«Je précise qu’on n’exclut pas les femmes, s’empresse de signaler le capitaine Ly. Cependant une femme qui veut intégrer la formation devra être soumise aux mêmes conditions que les hommes. (…) Si une femme postule et arrive à surmonter l’ensemble des épreuves, il n’y a aucune raison pour qu’elle ne soit pas retenue. Mais encore elle devra conserver ses capacités physiques pour rester dans l’unité.»

Lorsque sonne la retraite, les éléments ont le choix entre se retirer de la vie active ou poursuivre leur route dans le privé. «Certains militaires du Gign à la retraite se sont reconvertis dans la protection. Mais on les retrouve principalement dans la coordination et la formation», renseigne le capitaine Demba Ciré Ly.






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