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De Le Pen à Trump, Ousmane Sonko fait honneur à ses inspirateurs

Qui parle se révèle et Ousmane Sonko n'y échappe pas. L'homme s'est fait une réputation dans le créneau porteur des attaques, injures et accusations infamantes contre les gouvernants. Il a parachevé sa construction politique par des dénonciations tous azimuts contre la gestion des ressources pétrolières, souvent en mentant et en calomniant. Pendant longtemps, le pétrole a été le seul thème de son discours politique au point qu'on en arrivait à se demander s'il était imprégné des autres questions de la gouvernance publique.


Rédigé par leral.net le Mercredi 4 Août 2021 à 16:17 | | 4 commentaire(s)|

De Le Pen à Trump, Ousmane Sonko fait honneur à ses inspirateurs
Depuis quelques temps, il a élargi son horizon discursif en s'efforçant de réagir à toute actualité sur les politiques publiques et la gouvernance. Et cela a favorisé la grande clarification. Par les stupidités qu'il débite sur des sujets à grands enjeux, Ousmane Sonko se révèle comme un minable alchimiste sans consistance, sans envergure et surtout sans la moindre vision ni la moindre compréhension des problèmes déterminant la vie quotidienne des populations.
Il y a quelques semaines, réagissant à l'adoption de la loi contre le terrorisme, il n'a pas hésité à déclarer publiquement que le Sénégal n'a pas de problème de terrorisme, que si ses voisins comme le Mali, le Burkina et autres qui subissent de plein fouet l'action néfaste des groupes dits jihadistes n'ont pas jugé devoir adopter une telle loi, on ne peut pas comprendre que le Sénégal lui s'y mette. Une déclaration qui révèle simplement que le leader populiste n'a aucune disposition pour gouverner, la prévision et la prévention étant totalement étrangères à sa vision. Dans sa logique, le Sénégal devrait ignorer la problématique du terrorisme pour se concentrer sur autre chose tant que les attaques armées et les explosions de bombes ne désoleront pas nos villages et nos villes.
Évidemment, quelqu'un qui raisonne ainsi ne saurait comprendre que c'est la politique de prévision et de prévention portée par une grande vision qui a empêché jusqu'à maintenant groupes armés et bombes de mener leur action tragique au Sénégal. Ousmane Sonko est incapable de comprendre cela, et il n'aurais jamais été le dirigeant qui protège et sécurise les Sénégalais.
Il n'a même pas hésité à soutenir que la loi sénégalaise qu'il incriminait était inspirée d'une loi antiterroriste adoptée en Grande-Bretagne en 2004 sous Tony Blair. L'ancien chef du gouvernement britannique et l'ancien Président français Nicolas Sarkozy sont ainsi cités comme ayant conseillé le Président Macky Sall dans cette affaire. Mensonges, évidemment. Tony Blair conseille beaucoup de chefs d'État et de gouvernement à travers le monde, uniquement sur des questions économiques, notamment la structuration de projets. Mais en bon populiste admirateur de Donald Trump, de Jean Marie Le Pen, de Viktor Orban et autres, Ousmane Sonko est un adepte du demi-mensonge qu'il pratique avec habilité parfois, toujours sans vergogne. Tony Blair comme Nicolas Sarkozy entretiennent des relations privilégiées avec le Président Macky Sall. Le premier a initié en 2004 une loi antiterroriste controversée en Grande-Bretagne. Ce sont là des vérités qui ont servi de socle à Sonko pour ériger un mensonge sur le rôle qu'il attribue aux 2 anciens dirigeants auprès du Président sénégalais.
Après cette sortie désastreuse sur la loi contre le terrorisme, Ousmane Sonko vient de récidiver sur la gestion de la crise sanitaire. Son discours mi-figue mi-raisin sur le vaccin, calqué sur celui de ses inspirateurs occidentaux s'inscrit dans la logique de déstructuration et d'anéantissement de nos systèmes de société. Ces adeptes d'un fascisme qualifié pudiquement d'antisystème se référant à un patriotisme identitaire charriant la haine souhaiteraient que les populations se détournent des vaccins et des mesures restrictives, seuls moyens connus pour lutter efficacement contre l'épidémie. Les conséquences tragiques qu'aurait inévitablement une telle attitude ne les émeuvent nullement, pourvu que cela concourt à la réalisation de leurs desseins chaotiques.
Et comme toujours, cette prise de parole a été encore l'occasion pour le leader populiste sénégalais d'étaler sa carence et sa mauvaise foi. Il allègue une mauvaise gouvernance qui expliquerait que l'Afrique n'ait pas pu produire son propre vaccin. D'abord, en parlant ainsi, Ousmane Sonko se fait le relais de tous ces afro-pessimistes et afrophobes qui perçoivent le Continent comme une réalité politique, économique, sociale et culturelle uniforme noyée dans la corruption et la médiocrité. Ce qui est faux bien entendu. Ensuite, sur près de 200 pays que compte la planète, moins de 10 sont impliqués dans la découverte de vaccin. Donc ce serait toute la planète qui s'enfoncerait dans les abîmes de la mal gouvernance à l'exception de la Chine, de la Russie et de 5 pays occidentaux dont les États-Unis. Et si on considère spécifiquement le continent européen, les vaccins qui y ont été créés impliquent juste 3 ou 4 nationalités. Des puissances comme la France, l'Italie, l'Espagne n'en font pas partie, ni les pays nordiques reconnus comme des références en matière de bonne gouvernance, à la seule exception de la Suède dont des nationaux ont contribué avec des Britanniques à la création d'un vaccin. Ailleurs, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, parmi les grandes économies du monde avec des gouvernances reconnues vertueuses n'ont pas non plus découvert de vaccin. Mais il y a lieu, surtout, de souligner que les découvertes de vaccins en Europe occidentale comme en Amérique du Nord ont été le fait d'entreprises privées et non d'États ou de structures publiques.

Ousmane Sonko a la mauvaise foi du populiste d'extrême-droite qu'il est, même si Jean-Luc Mélenchon s'attelle à le couver et le traiter en allié. Les populismes d'extrême-gauche auxquels appartient Mélenchon et ceux d'extrême-droite ont beau présenter beaucoup de similitudes voire d'affinités notamment sur les questions économiques et politiques dans une moindre mesure, l'universalisme et le progressisme des premiers est en confrontation radicale avec l'identitarisme et le conservatisme des seconds. Ousmane Sonko appartient à ce dernier camp qui entretient chez les populations le sentiment que le mal est toujours l’œuvre des étrangers, leur inspire la peur de voir leur identité et leurs valeurs dévoyées par des étrangers et alimentent ainsi la haine contre ces étrangers. Il est dans la même mouvance que les Le Pen, Éric Zemmour, Viktor Orban, Donald Trump, Jair Bolsanario...
Il est de l'extrême-droite ultranationaliste, adepte du totalitarisme, xénophobe, mythomane et complotiste.

Pape Modou Guèye
Cadre APR
Keur Madiabel (Département de Nioro du Rip)




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