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Économie des cités religieuses : Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine prône une transformation de la manne du Gamou en emplois pérennes

En marge des préparatifs du Gamou 2026, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine, membre du comité scientifique du Mawlid et agroéconomiste, lance un appel à réorganiser les retombées économiques des grands rassemblements religieux. Pour l'ancien président-serviteur du Cadre Unitaire des Islamologues du Sénégal (CUDIS), l'urgence est d'évoluer d'une simple « économie de l'événement » vers une véritable « économie du territoire » axée sur l'emploi des jeunes.


Rédigé par leral.net le Lundi 24 Août 2026 à 01:37 | | 0 commentaire(s)|

Économie des cités religieuses : Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine prône une transformation de la manne du Gamou en emplois pérennes
De la collecte communautaire à l'investissement structurant

Rappelant la puissance de la mobilisation citoyenne et des Dahiras, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine a cité l'exemple emblématique du chantier de la grande mosquée de Tivaouane, ayant réussi à lever près de 22 milliards de FCFA en trois ans. Selon lui, cette extraordinaire capacité de financement par le capital social doit désormais servir à financer des projets productifs d'envergure.

Priorités stratégiques pour un impact durable

Afin d'éviter que les bénéfices financiers de l'événement n'échappent aux acteurs locaux, plusieurs leviers prioritaires ont été identifiés :

Développement des compétences locales : Consolidation du programme de formation, d'incubation et de financement déjà initié dans des cités comme Kaolack, Médina Baye, Léona Niassène, Touba, Tivaouane et Thiès.

Captation des opportunités de services : Structuration des filières de l'hébergement, du transport, de l'assainissement et de la restauration pour qu'elles génèrent des emplois permanents pour les jeunes résidents.

Pérennalisation des équipements : Transformation des infrastructures d'accueil construites pour le Gamou en actifs économiques exploitables tout au long de l'année.

Cette approche concertée entre l'État, les collectivités locales, les Dahiras et le secteur privé vise à faire du Gamou un catalyseur de développement territorial, garantissant que la ferveur spirituelle débouche sur un progrès socio-économique mesurable et partagé.