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Général Babacar Gaye: « Dans un conflit armé asymétrique, le Dih apporte un surplus d’âme aux soldats »

Le Droit international humanitaire (DIH) apporte ‘’un surplus d’âme aux soldats’’, notamment dans un contexte de conflit asymétrique, marqué souvent par une violence ‘’inouïe’’ entre belligérants, a estimé le général sénégalais à la retraite, Babacar Gaye.


Rédigé par leral.net le Mercredi 24 Novembre 2021 à 20:02 | | 1 commentaire(s)|

Général Babacar Gaye: « Dans un conflit armé asymétrique, le Dih apporte un surplus d’âme aux soldats »
‘’Le problème est que les conflits ne sont plus des conflits entre des armées dirigées par des chefs très disposés à être vertueux, mais ce sont des conflits qui opposent des Etats à des groupes armés. Donc, on a tendance dans ce conflit asymétrique, à compenser les forces par de la violence et, parfois, la violence appelle la violence. Et c’est là, où justement, le DIH apporte un surplus d’âme aux soldats’’, a-t-il indiqué.

D’après Aps, le général Babacar Gaye, ancien commandant de la Monusco (la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo), s’exprimait dans un entretien avec l’APS, mardi à Dakar, en marge d’une formation dispensée à des travailleurs humanitaires (22-26 novembre), à l’initiative du Comité international de la Croix-Rouge.

‘’Si, vous avez un chef cultivé qui est à la hauteur de sa responsabilité, le Droit international humanitaire est intrinsèquement en lui, parce que, ce sont des comportements vertueux’’, a expliqué le général Gaye.

Selon lui, lorsque des soldats des Nations Unies rentrent de mission de maintien de la paix, après avoir évolué dans un environnement où le droit international humanitaire est bien pratiqué, ils reviennent avec ‘’plus de conscience que la violence est encadrée’’.

Le général Gaye a souhaité, à cet effet, que les organisations humanitaires se rapprochent davantage des armées pour leur proposer des formations, mais aussi engager de grandes figures mondiales comme ambassadeurs de bonne volonté, pour davantage sensibiliser sur l’importance du respect du Droit international humanitaire en situation de conflit armé.

L’ancien chef d’état-major général des armées sénégalaises déclare en outre avoir observé une ‘’très grande prise de conscience’’ des sociétés africaines pour la paix et la sécurité du continent.

’Il y a une très grande prise de conscience pour arriver à la paix. Pendant longtemps, on a parlé de la sécurité comme d’une condition sine qua non du développement. Aujourd’hui, on en vient à dire (…) que la forme la plus achevée du développement, c’est la sécurité. On fait de la place à la sécurité dans les préoccupations des décideurs, à tout point de vue’’, a salué l’officier général sénégalais à la retraite.

‘’Cette prise de conscience se traduit également par beaucoup de cercles de réflexion dans la société civile. On n’a jamais autant parlé de la sécurité. Cela se traduit aussi par plus de synergie entre les Etats’’, note Babacar Gaye.


Ousmane Wade

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