leral.net | S'informer en temps réel

Groupe consultatif à Paris: Le Sénégal a reçu 5963,4 milliards


Rédigé par leral.net le Jeudi 14 Juin 2018 à 10:53 | | 0 commentaire(s)|

Il y a quatre ans, les partenaires du Sénégal s'étaient engagés, lors du Groupe consultatif de Paris, à injecter 3 729 milliards Fcfa dans différents secteurs de son économie. (DPBEP) 2019-2021 révèle que le Sénégal a reçu à la date d’aujourd’hui, 5 963,4 milliards de FCFA des partenaires techniques et financiers (PTF), qui ont largement dépassé leurs propres engagements puisque ceux-ci se chiffraient à 3729 milliards FCFA.

A partir de 2012, la politique d’investissement d l’Etat du Sénégal avait mis l’accent sur la reconstruction des bases productives du pays, ainsi que sur leur modernisation, afin de faire bénéficier à notre pays du progrès technique fulgurant en cours dans de nombreux secteurs de l’économie.

C’est pourquoi, la dépense publique avait été fortement orientée sur l’investissement, ce qui s’est reflété d’un point de vue quantitatif puisque le budget d’investissement financé sur ressources internes est passé de 517,7 milliards FCFA en 2011 à 822,5 milliards FCFA dans la loi de finance initiale 2018, soit une hausse en valeur absolue de 304,8 milliards FCFA et de 59% en valeur relative. Néanmoins, ce choix n’était pas sans risque sur le plan politique, car face à une demande sociale très forte, l’Etat aurait pu privilégier, dans l’allocation des ressources budgétaires, les transferts sociaux et les dépenses de fonctionnement.

Le propre d’une dépense d’investissement est de mettre un certain temps avant de produire les effets économiques et sociaux escomptés, mais le Gouvernement a tout de même fait le choix du temps long car c’est la seule stratégie permettant, sur la durée, de doter le Sénégal d’acquis sérieux et pérennes dans la compétition mondialisée des Etats-nations.

Les dépenses sociales et l’amélioration des conditions de travail des administrations publiques n’avaient pas été négligées , mais l’option ferme du PSE était de créer une croissance forte et durable, avant de mettre en place une politique de redistribution efficace ; autrement, c’est la viabilité du financement de cette politique qui aurait été fragilisée.




Libération