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Hadji 2022 : Les quatre "Commandements" qui empêchent les voyagistes privés de dormir

Le Regroupement national des organisateurs privés pour le Hadji et la Umrah, se sont fendus d'un communiqué dont Leral a copie, pour expliquer quatre problématiques liées au Hadji de cette année. Au-delà des conditions drastiques qui leur sont imposées, il y a la cherté du package qui dépasse l'entendement, surtout en cette période de marasme économique.


Rédigé par leral.net le Samedi 28 Mai 2022 à 08:05 | | 1 commentaire(s)|

Hadji 2022 : Les quatre "Commandements" qui empêchent les voyagistes privés de dormir
  La cherté du package

Les formalités de vaccination et d’inscription pour le pèlerinage à la Mecque, ont démarré depuis ce lundi 23 mai 2022. A cet effet, Mme le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur avait organisé une conférence de presse, pour dire que ce hajj allait se dérouler dans un contexte exceptionnel de cherté des coûts, due à la fois au covid-19 non encore vidé et aux conséquences de la guerre d’Ukraine. Ceci avait justifié le virage du package de la Délégation (qui n’a pas comme vocation de faire des bénéfices et qui a une subvention d’un milliard), de 2.600.000 à 4.200.000 FCfa. Par conséquent, les privés devraient allez bien au-delà.

Effectivement, nous savions que les coûts avaient considérablement augmenté en Arabie Saoudite, sans en soupçonner l’ampleur. Mais la véritable surprise allait venir du côté d’Air Sénégal, qui avait fixé le billet d’avion à 1.800.000 FCfa, au moment où les compagnies régulières (Emirates, Turkish etc.) en sont entre 900.000 et 1.000.000 FCfa.

Par la suite, sur demande de son Excellence le président de la République que nous avions sollicité et que nous remercions vivement, le Délégué général nous annonce une baisse du prix du billet qui devait revenir à 1.500.000 FCfa et de son package, à 3.900.000 FCfa. Le lendemain, au moment où les privés s’apprêtaient à annoncer leur baisse, les frais des tentes à Mina et Arafat à payer pour chaque pèlerin, initialement annoncés par nos autorités, entre 1700 rials (285.000 FCfa) et 2.000 rials (336.000 FCfa), sont officiellement publiés et fixés à 5.655,12 rials (950.000 FCfa). Ce qui donne une augmentation minimale, de 614000 FCfa. 

2 - Problématique de l'aviation


Un malheur ne venant pas seul, l’on vient de nous annoncer qu’Air Sénégal qui devait convoyer obligatoirement tout le quota du Sénégal d’après Mme le Ministre et le Délégué général, vient de se retirer pour céder la place à Flynas, une compagnie saoudienne. Pourquoi ce changement de dernière minute, qui rend encore plus difficiles les conditions du pèlerinage 2022.
Pourquoi la même compagnie applique 1.300.000 FCfa au Mali et chez nousn 1.550.000 FCfa, soit 250.000 FCfa plus cher ?

Que fait-on de l’obligation annoncée pour chaque pays, de voyager avec sa compagnie nationale ?

Pourquoi Flynas nous impose de repousser les dates de départ prévues entre le 18 et le 20 juin, pour les fixer entre le 26 juin et le 3 juillet 2022, nous installant de fait dans la haute saison de Médina, avec les coûts d’hôtel les plus élevés ?

Pourquoi Flynas par l’entremise de la Délégation, nous sert-il sur 75 billets, 1 billet gratuit seulement ? Ça n'existe nulle part dans le transport aérien, surtout pour ce prix excessif ?
 
Pourquoi les négociations avec Flynas se sont faites en l’absence des principaux concernés, les organisateurs ?  Avec qui vont-ils signer ? Flynas directement ou la Délégation, alors qu’il était prévu de signer les contrats avec Air Sénégal ?
 
Enfin, puisque Flynas est revenu, va-t-il nous rembourser nos valises de 2019 incorporées dans le prix du billet d’alors, pour une valeur de 50.000 FCfa et dont beaucoup de voyagistes et de pèlerins n’ont jamais vu la couleur ? Ou alors, appartient-il à la Délégation générale de le faire ?
 
Pourquoi refuser que les privés voyagent avec les compagnies régulières, si l'on sait que ces soi-disant mesures de l'Arabie Saoudite, ne pèsent plus.
 
CONSEQUENCE DU CHANGEMENT DE COMPAGNIE

La durée du séjour à la Mecque qui devient trop longue, est en violation avec le cahier des charges qui prévoit moins de 30 jours. Aucun départ n’étant programmé avant le 27 juillet et le dernier vol prévu le 2 août 2022, les voyagistes devront encore débourser pour soutenir la nourriture et les frais supplémentaires d’hébergement des pèlerins, pour 15 à 20 jours encore.

·         Plus de 5.000 pèlerins risquent de ne pas voter lors des élections législatives du 31 juillet.

·         Solution : L’Etat doit autoriser les voyagistes à prendre les vols réguliers, moins chers, entre 900.000 à un million FCfa, à hauteur de 50%.
 
3 - Quota

Le ministre des Affaires Etrangères avait attribué un quota de 2000 pèlerins à la Délégation générale, pour n’allouer aux 287 organisateurs  privés que 3 822. La Délégation générale avait promis de restituer un quota de 500 pèlerins aux privés, comme l'a demandé le président de la République. Mais ces derniers n’ont bénéficié d’aucune  augmentation sur les 500, en dehors de 36 points, qui en vérité, ne relèvent pas de ce gap mais bien de la partie décimale. Quand le Délégué soutient que maintenant le privé a un quota de 4322 et que, lui, ne va transporter que 1.500, nous nous posons la question de savoir où sont passés les 500 ? Nous demandons la publication des agences agrées pour le Pèlerinage à la Mecque, avec leurs quotas respectifs.
 4- Assurance

Quel est le rôle de l'assurance que nous payons chaque année ? L’assurance ne prend pas en charge les malades durant le pèlerinage ni durant leur évacuation et elle est en doublon avec la garantie bancaire.
 
Le candidat au pèlerinage testé positif à la Covid-19 à 72 heures du départ, constitue une grosse épine dans l’organisation de ce hajj 2022, car déclaré inapte au voyage. Qui le prendra en charge : la Délégation au nom de l’Etat, le voyagiste qui a déjà payé tous les frais non remboursables liés au hajj (aviation, hôtel etc.), ou lui-même ? 
 

Mr Ndao B

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