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Handicapée motrice violentée par un ASP: Le procureur invité à s'autosaisir


Rédigé par leral.net le Lundi 11 Juin 2018 à 10:18 | | 0 commentaire(s)|

Handicapée motrice violentée par un ASP: Le procureur invité à s'autosaisir
Interpellé sur l’affaire d’une vidéo qui défraie la chronique, depuis vendredi dernier et diffusant un agent de sécurité de proximité (ASP) qui maltraite deux femmes handicapées motrices assises sur leurs fauteuils roulants, le président de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (FASPH) Yatma Fall se dit choqué et déclare : « C’est un sentiment d’indignation que nous ressentons. Nous sommes vraiment choqués de voir de telles images. Nous sommes d’autant plus peinés que cette violence contre la dignité humaine a été commise un jour saint (vendredi) un mois saint (ramadan), période de concorde, de solidarité et de pardon. Ce qui est encore regrettable dans cette affaire, c’est que l’acte a été commis par des agents qui sont chargés d’assurer notre sécurité. C’est pourquoi nous condamnons cette violence des agents sécuritaires exercée sur des personnes handicapées, avec la dernière énergie. »

Selon Yatma Fall, une demande a été faite au procureur de la République de s’autosaisir et d’ouvrir sans délai une enquête pour arrêter les auteurs de ce forfait. « Nous voulons que les coupables soient traqués et punis à la hauteur de l’acte commis. Ils sont identifiés et identifiables dans la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. L’Etat doit savoir que la question de la mendicité des personnes handicapées ne peut pas se régler par la violence. Nous avons saisi nos avocats et on leur a demandé de faire le nécessaire pour que nous puissions nous constituer partie civile dans cette affaire. »

Par ailleurs, la fédération compte mener son combat jusqu’à son terme. Elle a alerté ses sections des régions du Sénégal. La Fédération Ouest africaine des personnes handicapées et l’Organisation mondiale des personnes handicapées sont aussi informées. « Elles sont en train de suivre avec nous l’évolution de la situation. Nous restons vigilants et mobilisés pour éviter que de pareilles situations ne se reproduisent pas dans l’avenir. Le Sénégal est un pays de droit. Il faut donc qu’il le soit pour tout le monde, y compris les personnes qui vivent avec des handicaps », conclut-il dans les colonnes du journal "Enquête" .