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Il faut dépolitiser les organisations de défense des droits des femmes - Par Françoise Hélène Ditwiler Gaye

Chers (es) compatriotes ,
Suite au scandale de viols présumés et de proxénétisme entourant le concours Miss Sénégal, nous membres du collectif des droits de défense de Adji Sarr, dénonçons avec vigueur ces comportements dégradants et ignominieux, qui continuent de se perpétuer, en toute impunité, à l’encontre des femmes sénégalaises.


Rédigé par leral.net le Jeudi 25 Novembre 2021 à 00:02 | | 0 commentaire(s)|

En effet ,c'est avec stupeur et émoi que nous avons assisté aux développements des actualités liés à ce que l'on pourrait constater comme étant une vaste industrie de prédation sexuelle et d'abus de confiance dans les coulisses du plus grand événement culturel magnifiant la beauté de la femme sénégalaise. Nous avons eu écho des accusations des victimes présumées, avec des récits aussi ignominieux et insoutenables les uns que les autres.

À ce titre , nous membres du CODDAS, réaffirmons notre profession de foi intangible et inébranlable, de ne ménager aucun effort pour la défense des droits des femmes et des enfants, plus particulièrement ceux victimes de violence.

Le Collectif de défense des droits de Adji Sarr condamne fermement les violences sexuelles commises à l’encontre de Miss Sénégal 2020 Fatima Dione si les faits sont avérés et demande que justice soit faite afin que triomphe la vérité.

Nous avons eu la même attitude envers Adji Raby Sarr et nous demandons que justice soit faite pour toutes les victimes de viol et de violences en tous genres, faites aux femmes.

Nous demandons que justice soit faite pour Mme Fatima Dione, Adji Raby Sarr mais aussi le présumé violeur M. Ousmane Sonko et lMme Amina Badiane, Ndèye Khady Ndiaye, coupables présumées de proxénétisme, car seule la justice pourra nous édifier sur sa culpabilité ou non culpabilité des uns et des autres. Seule la Justice saura nous dire si M. Ousmane Sonko s’est rendu coupable de viol à Sweet Beauté ou pas.

Dans une autre mesure, nous membres du CODDAS, nous nous réjouissons du soutien des organisations de défense des droits de femmes victimes de violences, subitement sorties de leur longue hibernation envers la Miss Sénégal 2020 et toutes les autres Miss présumées victimes de violences sexuelles en tous genres.

Nous continuons de déplorer leur mutisme concernant l'affaire Adji Sarr et une forme d'indignation sélective qui ne dit pas son nom et leur postures politiciennes, qui grèvent la crédibilité et l’action de ces organisations, de manière trop flagrante .

Nous aurions souhaité que le traitement réservé aux victimes présumées de viol soit le même, quel que soit le statut social des victimes et celui de leurs présumés bourreaux, car un viol est et demeurera un viol, qu’il ait été commis hier, aujourd’hui ou demain, dans l’enceinte d’un hôtel cossu, dans un taudis, ou entre les murs rougeâtres de Sweet Beauté, que le violeur présumé se nomme Modou Khoulé, Aladji Mbaye ou Ousmane Sonko.

Les victimes de viol dans ces différents cas qui défraient la chronique, sont toutes des femmes et sont toutes d’égale dignité devant la loi. CODDAS pense que toutes les victimes de viol doivent être défendues, accompagnées, sans discrimination. Toutes les victimes méritent notre attention, notre soutien et notre affection, de manière inconditionnelle.

Certains prophètes des temps modernes, à l’indignation à géométrie variable, essayent de défendre la thèse selon laquelle les dossiers ne soient pas comparables, pour continuer à contribuer aux immenses efforts de M. Ousmane Sonko; visant à faire obstruction à la justice et reléguer le dossier qui l’oppose à la jeune Adji Raby Sarr aux oubliettes de l’histoire. Aucune impunité coupable ne saurait prévaloir. Il s’agirait là d’un précédent extrêmement dangereux nuisible à la société toute entière .

Que nous fassions confiance en la justice ou que nous ne la croyons pas digne de confiance, n’enlève rien à sa souveraineté. C’est le rôle de la justice d’arbitrer afin que toute la lumière jaillisse.

Nous interpellons l'Etat du Sénégal à mieux veiller à ce que les inclinaisons politiciennes ne puisse grever leur action en faveur des femmes.

Nous encourageons également l’Etat à déclarer la lutte pour les droits des femmes victimes de violences comme une cause nationale et de mettre les moyens adéquats afin d'endiguer l'hécatombe.

Le capitai humain est le premier maillon d'un pays qui aspire au développement socio-économique, et notre justice ne doit plus rester impuissante face au fléau récurrent du viol .

Les quatorze morts des événements du mois de mars , les énormes dégâts matériels et humains, l'image du Sénégal, ternie à travers le monde, ne doivent pas se solder par pertes et profits.

Nous membres du CODDAS, réaffirmons notre ancrage aux ideaux de justice et d'équité et banissons tout traitement d'une justice à deux vitesses.






Pour le Collectif de défense des droits de Adji Sarr ( CODDAS).
Françoise Hélène Ditwiler Gaye Présidente Jubanti
Présidente CODDAS

( Les News )