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Interventions de Marième Faye Sall : Mame Adama Guèye fustige la « présence envahissante » de la Première dame


Rédigé par leral.net le Lundi 7 Mai 2018 à 10:09 | | 0 commentaire(s)|

L’intervention de Marième Faye Sall dans les négociations entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants n’est pas du goût de Me Mame Adama Guèye. Le candidat déclaré à la Présidentielle de 2019, dénonce la « dérive institutionnelle » caractérisée par l’implication de la Première dame dans la résolution des affaires du pays.

« A une époque, un ministre avait dit : « Si je suis dans le gouvernement, c’est grâce à l’épouse du président de la République. » Et maintenant, c’est devenu flagrant avec le problème des enseignants où elle a eu une grosse implication qui semble avoir été déterminante. Cela n’est pas acceptable », s’est indigné le leader du mouvement Senegaal bou bess qui rencontrait ses militants ce week-end à Ziguinchor, au quartier Belfort, fief de son responsable régional Mamadou Lamine Souané.

L’avocat rappelle, en effet, que c’est le Président Macky Sall qui a été élu et non son épouse. « Il ne faut pas que la Première dame ait cette attitude et cette présence envahissante dans la gestion des affaires publiques », martèle-t-il.

Le candidat indépendant à la Présidentielle de 2017 est également revenu sur le parrainage. S’il reconnait à une composante de l’opposition, le droit de saisir le Conseil constitutionnel, il souligne en revanche qu’il ne faut pas que cette question « cannibalise les questions d’égale importance ou plus importantes ». Il s’agit par exemple de la question de la distribution des cartes d’identité et d’électeur, qui est « déterminante pour une élection ».

Dans un contexte de recrudescence de la violence en Casamance, avec l’attaque du pont de Niambalang qui a occasionné un mort et des dégâts importants, Me Mame Adama Guèye constate qu’il y a un « attentisme » qui n’est pas propice au règlement de ce problème. « Les problèmes, on les règle ; on ne les contourne pas », indique-t-il.

Et ne prétendant pas détenir les solutions de la crise casamançaise du fait de sa complexité, le candidat à l’élection présidentielle estime toutefois qu’il ne faut point se limiter à cette « accalmie durable », mais il faut trouver une « solution durable » à cette crise.






Le Quotidien



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