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Vendredi 29 Janvier 2021

L’ancienne Directrice commerciale de la Sar grugée à hauteur de 70 millions FCfa




L’ancienne Directrice commerciale de la Sar grugée à hauteur de 70 millions FCfa
Ancienne Directrice commerciale de la Sar, Sabel Diop n’a pas pu jouir du joli pactole de 70 millions FCfa qu’elle a empoché en guise de prime de retraite. Et pour cause, elle a été roulée dans la farine par Abdourahmane Barry, qui a fait main basse sur son argent, révèle "L'As".

Revenant sur les faits devant le Tribunal, la sexagénaire indique que c'est sa voisine Amy Mbaye qui l’a mise en rapport avec le sieur Barry afin qu’ils travaillent ensemble. Au cours de leurs échanges, le mis en cause lui a fait croire qu’il s’active dans le transfert d’argent qui est un secteur florissant. Ce dernier parvient à gagner sa confiance et la convainc d’investir dans ce secteur. «C’est ainsi que je lui ai remis 70 millions FCfa en trois tranches. Je lui ai d’abord donné 40 millions, ensuite 20 millions et enfin 10 millions FCfa. Il m’a fait des décharges. Pour ce contrat, aucune banque ne l’a signé. Il devait avoir un agrément, mais tel n’est pas le cas», raconte-t-elle.


Pour mieux la ferrer, elle souligne que la domestique qui lui a été proposée par sa voisine (toujours la même Amy Mbaye), était une espionne au service du sieur Barry. «Lorsque j’ai réclamé mon dû, le prévenu m’a donné 5 chèques sans provision. Il ne m’a remis que 6.045.000 FCfa. C’est par la suite que j’ai appris que la domestique travaillait avec lui, avant de venir chez moi». Poursuivi pour escroquerie, Abdourahmane Barry, la quarantaine, a nié sans ambages les faits. «On est un startup qui travaille dans le milieu du transfert d’argent. La société de transfert d’argent a eu des difficultés au moment où j’étais en France. Je reconnais avoir reçu de l’argent de sa part, mais c’est la société Aceb qui me doit l’argent», s’est-il dédouané, avant d’indiquer que la domestique n’a travaillé chez lui qu’un seul jour.

Dans sa plaidoirie, l’avocat de la partie civile, Me Seck, a demandé que le prévenu soit condamné pour les faits d’escroquerie. « Le prévenu a créé de faux contrats et une fausse société pour ces manœuvres frauduleuses», a soutenu Me Seck, qui réclame 100 millions FCfa pour tous les préjudices subis. Alors que le parquet a requis l’application de la loi, la défense a plaidé la relaxe. Délibéré au 11 février prochain.
La rédaction de leral.net